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La prise en charge dans les hôtels laisse à désirer

Séjour cauchemardesque pour les hadjis algériens

© D. R.

La saison Hadj 2019 n’échappe pas à l’organisation chaotique habituelle malgré les promesses des responsables algériens d’avoir de meilleures conditions d’accueil pour 2019. De nombreux témoignages de pèlerins algériens ainsi que de leurs familles attestent de la faillite, encore une fois, de l’Office national du hadj et omra (ONHO) à gérer cette opération comme il se doit et ce, malgré des moyens financiers qui y sont consacrés. “Ne parlons pas de l’éloignement des hôtels que nous ne pouvons concevoir. Ce qui est inadmissible, en revanche, c’est l’absence totale d’hygiène dans les hôtels choisis par la baâta.

Nous nous sommes retrouvés dans des hôtels qui n’obéissent d’aucune manière à un séjour décent. C’est une grande humiliation”, dénonce un hadji qui n’a pas hésité à relayer les détails de ce séjour cauchemardesque sur les réseaux sociaux. D’autres comptes rendus médiatiques font état d’un manquement flagrant dans l’organisation de la baâta. “Ils ont promis l’année dernière qu’ils allaient s’y prendre tôt et préparer le hadj toute l’année pour éviter les problèmes habituels, ils ont menti. C’est à croire qu’ils n’ont rien préparé ou pas assez”, insistent des pèlerins qui ont carrément refusé d’occuper les hôtels auxquels ils ont été affectés.

“Imaginez un peu des climatiseurs à l’arrêt, des douches communes et des ascenseurs en panne (un seul fonctionne pour 500 personnes). Pour se restaurer, c’est une file d’attente interminable et, par conséquent, c’est un repas froid et des restes qui sont présentés aux derniers groupes. C’est un hôtel qui abrite 500 personnes alors que sa capacité réelle est très faible, pour ne citer que cet exemple, car ce n’est pas le seul”, dénoncent des pèlerins algériens qui ont refusé de continuer à subir ces humiliations. Ils ne comprennent pas, d’ailleurs, “pour quelles raisons ces mêmes problèmes se répètent chaque année, alors qu’ils ont déboursé 550 000 dinars chacun, au minimum”.

À cette interrogation, le Syndicat national des agences de voyages et de tourisme soutient que “la responsabilité incombe totalement à l’ONHO” qui, de son avis, “n’arrive pas à réussir l’organisation du hadj par manque de compétence”. Contacté hier par nos soins, le syndicat a, en effet, reconnu les faits évoqués par les hadjis et déplore : “Il est dommage que l’État algérien mobilise autant d’argent pour de tels résultats. Il n’existe aucune réelle évaluation des opérations hadj et personne ne paye l’échec alors que les responsabilités sont bien claires.”

Le syndicat recommande que l’organisation du hadj soit confiée à des professionnels de voyages et de laisser à l’ONHO l’encadrement. C’est que les pèlerins algériens ne sont pas au bout de leur calvaire, notamment à partir d’aujourd’hui, en se rendant à Mina pour wakfat Arafat. Des pèlerins sur les lieux nous ont contactés pour attester que “l’organisation laisse à désirer et, tel que c’est parti, il est clair que les tentes et autres chapiteaux ne suffiront jamais pour abriter tous les hadjis (…)”.
 

Nabila Saïdoun 

 


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