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A la une / Actualité

Ils contestent la nouvelle décision du doyen de la Faculté de médecine

Sit-in demain des résidents en gynécologie à Blida

Les médecins résidents en gynécologie-obstétrique exerçant dans les structures hospitalières du centre du pays comptent organiser, demain dimanche, une manifestation de contestation à l’intérieur de la faculté de médecine de Blida. Il s’agit, selon un communiqué du Camra, d’un rassemblement qui sera tenu dans l’enceinte universitaire de la ville des Roses, et ce, pour boycotter l’examen de validation de l’année universitaire 2017-2018 programmé uniquement pour les résidents de quatrième année de gynécologie de Blida. Cette nouvelle action de protestation risque de provoquer une nouvelle crise à la veille de la rentrée universitaire, puisque la situation pédagogique de nombreux médecins résidents qui ont fait grève pendant plus de sept mois demeure dans le flou. En fait, depuis la suspension du débrayage à la fin du mois de juin dernier, ils font face à différentes sanctions voire même des décisions d’exclusion. Selon un communiqué parvenu, hier, à la rédaction, le Camra s’insurge contre les pratiques du Doyen de la faculté de la ville des Roses qui a décidé “individuellement d’organiser l’examen pour les résidents de quatrième année pour leur valider l’année universitaire 2017-2018”. Lequel examen est programmé pour la journée de demain dimanche. Les résidents en gynécologie du Centre seront nombreux à se déplacer jusqu’à la faculté de Blida “pour dire non à l’injustice et boycotter l’examen”. Ils sont environ 500 qui exercent dans les services de gynécologie-obstétrique des structures hospitalières d’Aïn Taya, de Belfort, de Kouba, de Parnet, de Mustapha-Pacha, de Beni Messous, de Zéralda, de Bab El-Oued, de Bologhine, de Tizi Ouzou et de Blida. Ils contestent la décision du premier responsable de la faculté et qui est en même temps le chef de service de gynécologie, puisqu’elle ne concerne pas les autres futurs gynécos.
Le Camra qualifie, selon le même communiqué, la décision en question d’“initiative illégale et injuste prise individuellement par le chef de service qui est lui-même le Doyen de la faculté de Blida”. Les futurs obstétriciens motivent, en fait, leur action de terrain par “l’attitude oppressive et discriminative” du Doyen. Pis encore, ils accusent le chef de service en question de travestir la réalité des futurs gynécologues. “Le Doyen de la faculté a tout fait pour falsifier les faits et déclarer les résidents comme non grévistes.” Le Camra récuse, plus loin, l’exposé des motifs de la direction de la faculté de Blida, puisque “la loi est claire et nette pour la validation de l’année et il n’y a aucune logique de valider le stage pour une promo qui a fait une grève de quatre mois et non pour une autre qui a fait une grève de sept mois”. Face à cette situation kafkaïenne, les résidents revendiquent l’application de la loi pour toutes les promos sans discrimination aucune. Ils réclament “une année validée pour tous ou invalide pour tous”. Enfin, les représentants du Collectif autonome des médecins résidents algériens remettent sur le tapis la doléance des Demsistes recalés. Ils revendiquent l’organisation d’une session de rattrapage pour leurs camarades qui ont échoué à l’examen de fin de cursus organisé en juillet dernier, puisque les Demsistes se retrouvent aujourd’hui dans une position embarrassante. Malgré les assurances formulées la semaine passée par le ministère de la Santé quant à l’application des points consignés dans le procès-verbal d’avril dernier, les observateurs n’excluent pas que d’autres manifestations publiques viendront se greffer à celle de demain ou celle organisée la semaine passée, puisque le département ministériel de Tahar Hadjar, concerné lui aussi par la crise des résidents, se confine dans un silence incompréhensible.

Hanafi H.


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