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A LA UNE / Actualité

Pétrochimie

Sonatrach investira un milliard de dollars en Turquie

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a, dans une déclaration faite à l’agence Reuters,  annoncé que Sonatrach investira un milliard de dollars dans la construction d’une usine pétrochimique dans son pays. Le dirigeant turc a précisé que l’usine en projet sera dotée d’une capacité de 450 000 tonnes de propylène par an, et réalisée grâce au soutien de deux importantes entreprises turques spécialisées dans le secteur pétrochimique, Ronesans et Bayegan.  Cette unité sera implantée dans la zone franche de Yumurtalik d’Adana. Elle devrait réduire de 25% la dépendance de la Turquie vis-à-vis des produits pétrochimiques importés. Aucune date n’a été cependant avancée pour le démarrage des activités de construction ou la production de cette usine. Au-delà de cela, ce projet risque d’être, pour la compagnie nationale d’hydrocarbures, un défi difficile à relever a fortiori aujourd’hui que le marché pétrolier connaît une crise des plus graves. Certes, ce n’est pas le moment, pour Sonatrach, de se rendormir. Mais, ce n’est pas le moment non plus d’aller à la conquête de marchés peu compétitifs, font observer certains experts. Les activités de Sonatrach à l’international marquent le pas depuis près de dix ans. Elles ne contribuent que marginalement au chiffre d’affaires du groupe Sonatrach. Dans la deuxième moitié des années 2000, la compagnie nationale affichait de grosses ambitions, en se fixant comme objectif d’acquérir de nouvelles réserves à travers le monde et d’arriver à ce que 30% de sa production proviennent de ces activités à l’international. Mais qu’a-t-elle fait de tous ces objectifs qui étaient sur le papier ? Et, qu’est-il advenu du programme d’exploration et de production qu’elle avait établi dans le lointain Pérou ? À l’international, Sonatrach a, entre autres, effectué deux découvertes de pétrole en Libye à travers sa filiale Sipex en association avec la National Oil Corporation (NOC). Ces découvertes ont été réalisées dans le bassin de Ghadamès, à environ 230 km au sud de la ville de Tripoli en Libye. Mais en raison de troubles politiques dans ce pays, elles ont été mises en veilleuse. En matière gazière, deux projets de gazoducs, le Medgaz et le Galsi, le premier reliant l’Algérie à l’Espagne, le second l’Algérie à l’Italie, devaient donner de l’essor à l’activité à l’international de Sonatrach. Si Medgaz a été mis en service, il n’en est pas de même pour le Galsi. Ce dernier avait dû être mis de côté temporairement parce que les entreprises italiennes sont occupées ailleurs. Plus récemment, la compagnie nationale a signé un contrat de processing avec une raffinerie pétrolière italienne. L’accord permet à Sonatrach de “louer les équipements du raffineur italien sur place et de procéder aux opérations de raffinage en Italie, et récupérer les carburants obtenus à un prix moins cher”.    


Youcef Salami

 


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