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A la une / Actualité

Selon une étude de l’IFRI

Sonatrach : la production de pétrole en déclin en 2017

La production pétrolière est passée de 1,9 million de b/j en 2005 à 1,5 million b/j en 2016. ©D. R.

La baisse de production constatée résulte, selon l’auteur du texte, d’un cadre législatif inefficient et de vrais problèmes de gouvernance de la compagnie pétrolière nationale.

Dans une étude réalisée pour le compte de l’Institut français des relations internationales (Ifri), l’auteur du texte, Benjamin Augé, situe les faiblesses de la compagnie pétrolière nationale qui handicapent son développement. En premier lieu, il touche du doigt les contre-performances en matière de production d’hydrocarbures enregistrées depuis plus d’une décennie : “Sonatrach s’épuise financièrement afin de tenter de stabiliser la production. Or, le volume total d’hydrocarbures produit a stagné depuis plus d’une décennie avant de remonter sensiblement en 2016 mais seulement pour la partie gaz. La situation est particulièrement préoccupante pour la production de pétrole brut : 1,99 million de barils/jour en 2005 contre 1,58 en 2016 et la tendance est à la baisse depuis le début de l’année 2017 avec environ 1,1 million de barils/jour (chiffres de l’Opep), et ce, alors même que la consommation a considérablement augmenté entre 2015 et 2016 passant de 249 000 barils/jour à 412 000 barils/jour”.
Conséquence, la part de la production exportée s’est sensiblement réduite dans la dernière décennie. Selon une source proche de Sonatrach, la production actuelle de brut est en deçà de ce chiffre. L’analyste, dans ce texte intitulé “Les stratégies des compagnies pétrolières nationales”,  paru en ce mois de septembre, renvoie l’origine de ces contre-performances à la loi sur les hydrocarbures de 2005 très pénalisante pour les compagnies pétrolières internationales qu’il assimile au secteur privé. “Ce dispositif a été encore rendu plus confiscatoire avec la taxe sur les profits exceptionnels qui ponctionne un pourcentage sur les profits des pétroliers au-delà d’un baril à 30 dollars.” Ce climat des affaires est à la source, selon  l’auteur, de ces notes de la désaffection des compagnies pétrolières internationales dites privées pour l’Algérie comme le démontre le nombre réduit de permis attribués à l’issue des appels d’offres depuis 2005. “Si environ 90% des permis proposés en 2005 étaient attribués, 90% des permis proposés en 2014 ne l’ont pas été, sachant que trois fois plus de permis ont été offerts.” Conclusion de ces notes sur l’évolution de Sonatrach : le partenariat avec les compagnies pétrolières internationales accuse le coup. “Les investissements privés dans le secteur pétrolier sont ainsi en baisse depuis plus de dix ans.” Autre source de ces résultats négatifs : un véritable problème de gouvernance. “Sonatrach a connu six P-DG en sept ans, ce qui pose un problème majeur de gouvernance et met à mal la confiance des investisseurs. Enfin, ce n’est pas à assurer une forte mobilisation des cadres.” L’auteur cite une autre fragilité de la compagnie pétrolière internationale : la panne de la dynamique partenariale : “Les investissements à l’étranger de Sonatrach sont restés relativement modestes et Sipex renégocie à la baisse ses travaux. Ainsi, aucun forage n’a été effectué en 12 ans au Niger, mais le contrat n’a pas été résilié pour des raisons d’influence géopolitique algérienne dans la région du Sahel.” En termes de perspectives, le solaire constitue une piste sérieuse pouvant constituer un axe de son développement futur. Sonatrach s’y est déjà lancée. “Quant aux énergies renouvelables, l’Algérie reste en retard, malgré un fort potentiel. Afin d’éviter l’utilisation d’hydrocarbures pour faire fonctionner ses gisements, Sonatrach incite les entreprises pétrolières à construire  des centrales solaires.”
Sur le programme ambitieux de l’Algérie en matière d’énergies renouvelables, l’auteur du texte considère qu’un tel challenge ne peut être relevé sans amélioration du climat des investissements dans le secteur de l’énergie en Algérie.
Enfin, l’analyste mentionne que le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumene Ould Kaddour, avait affirmé en juillet 2017 qu’il travaillait sur une nouvelle loi des hydrocarbures afin d’attirer les investisseurs privés. Toutes ces faiblesses appellent à un renforcement de la gouvernance de Sonatrach, à l’amélioration du cadre législatif qui encadre le secteur des hydrocarbures pour inciter les groupes pétroliers internationaux à s’engager dans l’exploration et le développement de gisements.

K. Remouche


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1 réactions
yanis le 01/10/2017 à 14h01

"l’auteur du texte " il doit mériter son salaire.alors ?

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