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A la une / Actualité

Promotion de l’intégration nationale

Sonatrach s’engage à créer une structure de suivi

Sonatrach prévoit de faire participer les entreprises locales dans ses projets. ©Archives/Liberté

La structure sera chargée d’informer les entreprises intéressées sur les procédures de passation des marchés et les besoins de la compagnie pétrolière nationale dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement 2019-2023.

La compagnie nationale Sonatrach s’est engagée, à l’issue des journées sur les opportunités d’investissement pour les entreprises, organisées les 9 et
10 septembre au CIC à Alger, à créer rapidement une structure de suivi pour promouvoir l’intégration au profit des entreprises nationales dans ses plans de développement.
L’objectif est de parvenir à un taux de 55% à l’horizon 2030 contre 20% à 40% actuellement. Autrement dit, il s’agit de faire participer de façon plus importante les entreprises publiques et privées dans les projets de Sonatrach programmés par ces plans. Sonatrach appelle également les sociétés algériennes intéressées à investir dans la fabrication d’équipements, de pièces de rechange et la fourniture de matières premières produites localement de manière à réduire les importations. En un mot, il convient d’accroître la partie dinars dans le coût des projets de Sonatrach et de diminuer ainsi la partie devises. Il s’agit d’économiser 14 milliards de dollars en devises d’ici à 2030. La structure de suivi sera chargée d’informer les entreprises intéressées sur les procédures de passation des marchés, les besoins de la compagnie pétrolière nationale dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement 2019-2023. Le programme d’intégration du contenu local dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan prévoit en outre une identification du tissu industriel national susceptible de contribuer à la réalisation des projets de Sonatrach ainsi que la révision de la procédure de passation de marchés de Sonatrach de manière à intégrer le critère contenu local dans la sélection des offres. Les entreprises qui présentent dans leur offre un taux d’intégration plus important auront de plus fortes chances de remporter les marchés. Lors de la table ronde “Comment doit-on contribuer à promouvoir les capacités d’intervention locales et veiller aux impératifs d’efficacité et de performance des entreprises algériennes dans la construction d’infrastructures, d’ouvrages et de canalisations”, organisée au cours de la seconde journée, Slimane Ali Bey Nasri, le vice-président Transport par canalisations de Sonatrach, a indiqué que, dans le plan de développement 2019-2029 de la compagnie, 332 milliards de dinars seront investis dans le développement de cette activité de transport. Sur ce montant, 40% seront attribués aux entreprises publiques et privées nationales. Plusieurs intervenants ont rappelé au cours de ces journées que dans le domaine de la construction des installations, la réalisation des gazoducs et oléoducs, la contribution des entreprises nationales dans la réalisation des projets se situe entre 80 et 100%. En revanche, dans le montage des installations complexes, stations de pompage, de traitement, de compression, la participation des entreprises nationales est quasiment nulle. Idem dans la fabrication des équipements et des pièces de rechange où la part des entreprises locales est très faible. Dans l’ingénierie, le talon d’Achille de Sonatrach, la part des entreprises algériennes est également très faible.
Dans ces domaines, a été pointé du doigt le manque de personnels qualifiés, le nombre très insuffisant de sociétés spécialisées dans ces créneaux. Un long chemin reste à accomplir pour faire progresser le niveau d’intégration. En ce sens, en marge de la rencontre, un haut responsable du secteur nous a confié que la facture importation de la pièce de rechange par Sonatrach s’élève à un milliard de dollars annuellement. Peu d’entreprises en Algérie sont intéressées par la fabrication de ces pièces, a-t-il ajouté. Une révolution dans la mentalité industrielle reste donc à faire en Algérie pour que ce niveau d’intégration puisse atteindre des taux beaucoup plus importants.

K. Remouche


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