Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

12 à 20 ans de réclusion requis contre les accusés dans l’affaire oulmi

Sovac connexion

Ahmed Ouyahia © Archives Liberté | Mourad Oulmi. © Archives Liberté | Abdessalem Bouchouareb. © Archives Liberté

Le  procureur  de  la  République  près  le  tribunal  de  Sidi M’hamed  a demandé, dans son réquisitoire, ce jeudi, de lourdes peines contre les principaux accusés dans l’affaire Sovac.

Lors de l’audience tenue ce  jeudi, le  procureur a  demandé une peine de 15 ans de prison ferme et une amende de 8 millions de dinars contre le patron de Sovac, Mourad Oulmi. La même peine a  été  requise  contre l’ancien Premier ministre  Ahmed Ouyahia, assortie  d’une  amende  de  2  millions  de dinars. Une peine de 20 ans a été requise contre l’ancien  ministre  de  l’Industrie  et des  Mines Abdeslam Bouchouareb, actuellement  en  fuite  à l’étranger, avec émission d’un mandat d’arrêt international contre lui.

Une peine de 12 ans de prison ferme et une amende de 2 millions de dinars a été requise contre l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines Youcef Yousfi. Le représentant du ministère public a requis, également, une peine de 12 ans de prison ferme et une amende de 8 millions de dinars contre Khider Oulmi (frère de Mourad Oulmi), placé sous  mandat  de dépôt récemment dans le cadre de la même affaire.

Une peine de 20 ans de prison ferme et une amende de 8 millions de dinars ont été requises contre l’épouse de Mourad Oulmi, qui fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international. Un mandat d’arrêt international a été aussi émis contre Amine Djeriou.  À noter que le procureur a précisé dans son réquisitoire que les peines requises contre le patron de Sovac, Mourad Oulmi, son épouse et son frère Khider sont assorties d’une période de sûreté de 10 ans. 

Ce qui exclut toute remise de peine ou de grâce durant dix ans. Une peine de 5 ans de prison ferme a  été requise contre l’ex-PDG du CPA, Omar Boudiab, accusé dans cette affaire. Une amende de 32 millions de dinars a été requise contre les sociétés impliquées dans  cette affaire. Le  procureur a demandé la saisie des biens de ces entreprises.

À rappeler que Mourad Oulmi, son frère Khider, son épouse, dont le nom n’a pas été cité avant l’audience de jeudi, sont poursuivis pour “octroi d’indus avantages lors  de la  passation  de marchés  en  violation  des  dispositions législatives  et  réglementaires”, “abus  de  fonction  volontaire  par  un fonctionnaire public en violation des lois et réglementations”, “conflit d’intérêts en  matière  de passation  de  marchés”, “dilapidation  volontaire  de deniers publics” et “usage illégal par un fonctionnaire public au profit d’une personne ou une entité”. 

Des peines de 5 ans de prison ont été requises contre plusieurs autres  accusés  dans  la  même  affaire.  Il  s’agit, notamment,  de cadres du groupe Sovac.

À  rappeler  également  que  lors  du  procès  qui  s’est  ouvert  mercredi, Mourad Oulmi s’est défendu contre les graves accusations portées contre lui. Lors de son audition, il a souligné que son groupe “a travaillé dans la transparence et la légalité”. Ahmed Ouyahia a fait référence de sa défense aux textes de loi  qui ont régi le secteur du montage automobile.

“Depuis mon arrestation, aucune accusation  portant  sur  la dilapidation des deniers publics n’a été portée contre moi”, avait répondu Ouyahia, niant s’être interféré dans les décisions du Conseil national de l’investissement en faveur d’un  quelconque  investisseur.  Youcef Yousfi, qui a été auditionné mercredi soir, a nié avoir agi en faveur du patron de Sovac.

“Je n’ai fait que mon devoir d’aider le pays à mettre sur pied une industrie automobile”, a-t-il dit, rejetant toute accusation l’impliquant dans “des affaires de corruption”. Après l’ancien ministre de l’Industrie, c’était au tour de Khider d’être auditionné. À la question de la juge sur son implication dans des affaires  de  corruption, Khider Oulmi a  nié  avoir  agi  en dehors de la loi.

Il faut rappeler qu’après le réquisitoire du représentant du ministère public, ce fut au tour des avocats de la défense de répliquer avant le verdict attendu en milieu de semaine. D’ores et déjà, des avocats “dénoncent” un réquisitoire “très lourd” compte tenu, explique un avocat de la défense, “de l’absence de texte de loi de référence aux accusations”. “Le procureur n’a fait que donner un avant-goût de ce que sera le verdict”, a dit un autre avocat. 
 

Mohamed MOULOUDJ

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER