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A la une / Actualité

Grève, blocage des universités, plagiat

Tahar Hadjar refuse de s’exprimer

Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. ©Louiza/Liberté

Présent hier à Oran pour la célébration du 50e anniversaire de la création de l’université Ahmed-Ben-Bella d’Oran, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, refusera de s’exprimer sur des questions d’actualité qui agitent, ces dernières semaines, le monde universitaire. En marge des cérémonies et des allocutions officielles marquant l’évènement commémoratif, le ministre sera interpellé sur les grèves des étudiants, paralysant, à l’échelle nationale, instituts et écoles normales supérieurs, ainsi que sur la fermeture des campus comme à Bouira pour cause de manifestations.
La réaction du ministre sera sans équivoque puisqu’il refusera de répondre aux questions qui ne sont pas en rapport avec le thème du jour. S’agissant des scandales récurrents de plagiats de thèses, de faux diplômes, le ministre, une fois de plus, n’appréciera
pas. “Pourquoi parler de choses qui ne sont qu’une exception ? Demandez plutôt sur les
150 000 diplômés de l’université d’Oran, combien ont plagié, un, deux ? Ce sont là des cas et des faits qui arrivent dans le monde et cela reste une exception”, expliquant que chaque cas avéré de plagiat dans les universités algériennes tombe sous la loi qui s’applique aux fraudeurs, et cela, au moment même où justement des cas avérés sont passés sous silence à Oran. Défendant l’université algérienne et refusant de mettre en avant ses aspects négatifs et autres lacunes, le ministre avait déjà ouvert une parenthèse, dans son allocution d’ouverture, pour évoquer la presse, coupable à ses yeux de n’appuyer que là où ça fait mal. “La presse a tendance à chaque fois à ne parler que du mauvais classement des universités algériennes et de ce qui est négatif, faisant dans la généralisation sans se donner la peine de voir plus précisément. Pourtant, l’université algérienne est classée parmi les 2 000 premières universités dans le monde sur un total de 27 000.” Pour appuyer ses propos, il évoquera les universitaires et étudiants qui brillent à l’étranger dans d’autres grandes universités.
Une preuve, selon lui, que tout n’est pas négatif et qu’il y a de la qualité dans nos universités. La faiblesse est, expliquera Hadjar, de ne pas promouvoir plus que cela les
travaux de recherche et autres productions universitaires académiques. L’autre particularité soulignée est le choix politique de
l’Algérie d’avoir des universités ouvertes à tous, avec un soutien social des étudiants. D’ailleurs, l’orateur estimera entre 12 à 70 millions de centimes annuels l’investissement de l’État au profit de chaque étudiant. Saisissant l’occasion de cette visite, les étudiants de
l’École normale supérieure, en grève depuis 45 jours, l’ont interpellé, lui remettant leurs revendications.
Hadjar, et au grand désappointement de ces étudiants, dira ne pas être concerné par les questions de recrutement qu’ils ont aussi soulevées, les renvoyant vers le ministère de l’Éducation nationale. Lors du point de presse, le ministre reviendra sur les grèves et les revendications expliquant que les étudiants se devaient d’avoir des revendications objectives et que les choix de filières étaient de leur responsabilité, considérant, plus loin, que les universités devaient encore se rapprocher des entreprises et répondre aux besoins des demandes du tissu industriel de leur région.

D. LOUKIL


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