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“Tamazight sera langue officielle”

Lors d’un meeting animé hier, à la salle omnisports du complexe 8-Mai 1945 de Sétif, Louisa Hanoune, l’unique femme candidate à la magistrature suprême du pays, a qualifié la situation dans le pays de critique, voire dangereuse. “Nous sommes face au mur. La politique actuelle a fragilisé le pays et peut mettre en péril l’État. C’est ce qui ouvre la porte à l’ingérence étrangère”, a-t-elle dit. Et d’ajouter : “Il est grand temps pour un nouveau départ. Nous devons faire du prochain scrutin un référendum national populaire pour le lancement de la deuxième République.”
Mme Hanoune, qui a affirmé que les droits ne tombent pas du ciel mais doivent être arrachés, a acerbement critiqué les différentes politiques de l’État, notamment en matière de lutte contre le chômage. “Je vous promets que si vous me donnez votre confiance, le nombre de postes de travail sera doublé. Les différents dispositifs de l’emploi initiés par le pouvoir ne sont pas fiables. Je vais remplacer les postes de travail dans le cadre du pré-emploi par des emplois à durée indéterminée”, a-t-elle lancé. Et de renchérir : “Des centaines, voire des milliers de jeunes sont en prison parce qu’ils n’ont pas pu rembourser les prêts octroyés. Comment expliquez-vous le fait qu’un jeune bénéficie d’un crédit pour l’achat d’un bus sans pour autant avoir la ligne de transport. Ils sont en train de tromper le peuple, mais ils ne savent pas que le chômage est une bombe à retardement. Ce que fait le pouvoir actuellement, c’est de la fuite en avant.”
Par ailleurs, lors de son discours, la secrétaire générale du Parti des travailleurs qui était accompagnée du numéro deux du parti, Djelloul Djoudi, a affirmé qu’elle a l’audace de faire changer les choses tout en promettant d’institutionnaliser tamazight. “Si vous m’accordez votre confiance, tamazight sera une langue officielle au même titre que l’arabe. Pour sa promotion, elle doit aussi avoir un secrétariat d’État”, dira-t-elle, tout en promettant d’ouvrir d’autres dossiers dont le code de la famille, la citoyenneté, les droits de la femme, le système éducatif, la santé…


F. S