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Elles toucheront les carburants, les voitures de luxe, les tabacs…

Taxes : ce qui attend les Algériens en 2018

à l’instar de nombre de produits, les carburants connaîtront une hausse en 2018. © Archives Liberté

Les Algériens paieront plus d’impôts en 2018. Telle est la veine de ce projet de loi.

Le projet de loi de finances 2018 adopté mercredi par le Conseil des ministres prévoit une augmentation de plusieurs taxes, selon le texte cité par l’APS. La plus sensible est celle portant sur l’augmentation de la taxe sur les produits  pétroliers (TPP). À partir de janvier prochain, si l’APN n’amende pas cette disposition, les carburants coûteront plus cher. Précisément, le prix à la pompe de l’essence super est porté à 41,67 DA contre 35,72 DA actuellement, celui de l’essence sans plomb 41,28 DA contre 35,33 DA aujourd’hui, soit une hausse d’environ 6 DA. Les prix de ces essences ont ainsi augmenté de près de 100% en trois ans de crise. Le litre de gasoil augmente de 2 DA : de 20,42 DA à 22,8 DA. Le litre de l’essence normale passe à 38,64 DA contre 32,67 DA en 2017.
Ces futurs prix sont calculés sans tenir compte des révisions éventuelles des marges par décision de l’Agence nationale de contrôle et de régulation des activités dans le domaine des hydrocarbures, prévient le législateur. Ce qui n’exclut pas une autre hausse du prix des carburants en 2018.
Cette démarche graduelle de réajustement des prix des carburants vise à rationaliser leur consommation, justifie le gouvernement, à réduire leurs importations, à augmenter les recettes fiscales, à diminuer les subventions budgétaires, à préserver l’environnement et à lutter contre le phénomène de contrebande aux frontières. À noter que les subventions que consent l’État pour soutenir les prix des carburants atteignent 18 milliards de dollars. Mais n’oublions pas que cette hausse des carburants aura un impact négatif sur le pouvoir d’achat des Algériens, notamment ceux ayant des revenus modestes ou moyens.
Les cigarettes seront également plus chères en 2018 : une hausse de 21 DA par paquet. Elle touchera également le tabac à chiquer. Le consommateur de ce produit paiera 21 DA de plus la bourse ou la boîte.
Pour justifier cette importante hausse, le législateur indique que pour chaque 21 DA prélevés, 10 DA iront au budget de l’État, 6 au fonds pour les urgences, 2 DA au fonds de lutte contre le cancer et 1DA au fonds de solidarité nationale.
Comme pour les carburants, le législateur laisse entendre qu’une hausse supplémentaire des prix des cigarettes sera appliquée en 2018. “La partie fixe de la taxe intérieure de consommation (TIC) des différents tabacs a été révisée à la hausse.”
Le projet de loi de finances 2018 institue également un impôt sur la fortune qui touchera les riches. Ces derniers seront censés payer plus d’impôts qu’auparavant. Il frappe les signes extérieurs de richesses : les yachts, les bijoux, les voitures de luxe. Par exemple une voiture qui vaut un milliard de centimes et plus sera taxée, à partir de janvier prochain, dans le cadre de cet impôt.
Dans le cadre de la préservation de l’environnement, les taxes sont également en hausse pour les activités polluantes, les eaux usées industrielles, les huiles usagées et les sacs en plastique.
Par ailleurs, une taxe de domiciliation bancaire de 1% est instituée pour toute opération d’importation de marchandises, sans que son montant soit inférieur à 100 000 DA.
En outre, afin de lutter contre la spéculation dans le foncier industriel, une pénalité sera payée pour tout bénéficiaire de terrain à vocation industrielle mis sur le marché par voie de cession ou concession par les Domaines dans le cas où il demeurerait inexploité pour une période supérieure à trois ans. Le texte prévoit une pénalité de 5% sur la valeur vénale du foncier concerné.
Une amende est prévue, en outre, dans le cas où une entreprise de production et de montage de véhicules lourds ou légers accuserait du retard dans le respect de ses engagements quantitatifs, qualitatifs ou du rythme d’intégration nationale.
Enfin, les droits de douane appliqués à l’importation de lampes LED passent à 30% (5% actuellement) en vue d’encourager la production de ces lampes en Algérie.


K. Remouche

 


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aminelicia le 07/10/2017 à 12h50

Bonjour C'est qui est sidérant, c'est de voir que toutes ces augmentations sont destinées à engraisser davantage les grosses têtes du régime, comme les ministres, la présidence et ses satellites, les officiers supérieurs toutes catégories, les ambassadeurs, les directeurs généraux et centraux, les députés...etc. Tous ces gens-là perçoivent déjà des salaires hallucinants, sans compter les villas, les voitures de luxe et autres avantages dont ils disposent à profusion. Où est-tu Ben M'hidi ?

Brahms le 07/10/2017 à 19h31

En France, personnellement, je ne peux pas prendre ma voiture pour aller n'importe où car le carburant c'est 62 % de taxes + péages + radars donc quand vous sortez pour un Paris - Bordeaux, le trajet aller - retour va vous prendre 220 euros pour une voiture diesel.En Algérie, on s'amuse au gaspillage, tunisiens, marocains viennent prendre l'essence ou gasoil pour le revendre chez eux en toute impunité, le citoyen roule mais sans but précis donc à la longue, les caisses sont vides.

Brahms le 08/10/2017 à 17h01

Si vous mettez le prix du gasoil à 100 dinars le litre automatiquement vous allez réduire de 35 % les embouteillages, moins de pollution, moins d'accidents sur les routes, moins d'étrangers aux frontières pour spolier les pompistes et le peuple algérien en pillant le carburant, moins de cancers ce qui va améliorer la qualité de vie du citoyen qui dorénavant se déplacera pour la bonne cause pas pour se montrer inutilement avec sa carriole en ville ou sur les routes.

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