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Journée d’étude sur le PDAU d’Alger

Tebboune : “La récréation est finie, place à la discipline”

Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. ©APS

La présence du ministre de l’Habitat constitue un quitus du gouvernement à cet instrument légal de planification spéciale urbaine qui est en voie de finalisation.
Le devenir et le développement urbanistique  de la capitale était, hier, à l’ordre du jour d’une journée d’études organisée par l’APW d’Alger et consacrée exclusivement au Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU). Lequel plan a déjà satisfait, selon la réglementation en vigueur, à toutes les étapes de consultation dans les 57 communes. D’ailleurs, l’actualisation et des corrections ont été apportées à la mouture par les services de la Duch, avant son adoption par l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger prévue lors de la prochaine session. Le processus réglementaire a été lancé, rappelons-le, le 15 février dernier, où la teneur du Pdau était affichée durant 45 jours dans chaque commune de la wilaya d’Alger. La rencontre tenue hier, au Hilton, a eu le mérite de réunir des responsables et des experts scientifiques, afin de débattre du Pdau de la capitale qui n’a pas été actualisé depuis 1990, soit 25 ans après. Au demeurant, la présence d’Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, aux côtés du wali et du P/APW d’Alger, a donné le quitus escompté du gouvernement de Sellal à cet instrument légal de planification spéciale urbaine qui est en voie de finalisation.
Il a confirmé tout l’intérêt de l’Exécutif à dégager des solutions idoines aux problèmes d’urbanisation empêchant la capitale d’opérer sa mue et de se hisser du coup au rang de métropole moderne. Au-delà des corrections urbanistiques prévues, il faut retenir que le Pdau va indubitablement réconcilier Alger avec les règles urbanistiques qui n’ont pas été observées depuis plusieurs années, ce qui explique aujourd’hui la rurbanisation et la perte d’urbanité de la capitale. Abdelmadjid Tebboune a déclaré que par le passé, l’urbanisme ne constituait pas une priorité du gouvernement, notamment dans les années 1990, et ce, au vu de la situation sécuritaire qui prévalait dans le pays. Pour le ministre, “la récréation est finie, place maintenant à la discipline dans toute sa rigueur”. Le représentant de l’Exécutif insistera, à cet effet, sur l’importance de la rigueur en matière de l’urbanisme : “Cette discipline sera consolidée par le Pdau qui viendra mettre un terme aux déséquilibres urbanistiques qui ont cruellement altéré l’image de la capitale.” Et d’ajouter : “Alger sera sans aucun doute un modèle pour les autres wilayas.”
“La baie d’Alger sera l’une des plus belles au monde après celle de Rio de Janeiro”, lancera-t-il encore. Au passage, le commis de l’État ne manquera pas de faire un clin d’œil en direction du wali d’Alger, rappelant la stratégie d’Abdelkader Zoukh en matière de lutte contre l’habitat précaire et le relogement des familles. Pour sa part, le chef de l’Exécutif d’Alger abondera dans le même sens, relevant l’importance de l’opération dite “dégourbisation” de la capitale : “Nous avons éradiqué 150 plaies et nous avons relogé 20 000 familles.” Pour lui, “l’urbanisme est une affaire de tout un chacun. Chaque citoyen doit jouer pleinement son rôle, en observant les règles urbanistiques et les directives du Pdau”. Le P/APW a, d’ailleurs, souligné, dans son intervention inaugurale des travaux, l’importance de ce développement urbanistique qui va permettre à Alger de retrouver son prestige d’antan d’Alger la Blanche, à la faveur de l’ensemble des projets lancés dans le cadre du Plan stratégie 2029. Cependant, le constat des scientifiques et des experts sur l’état déplorable, auquel est parvenue la capitale en matière urbanistique, était sans appel. L’intervention du professeur Belkhatir Abdelaziz a retenu l’attention de l’assistance, en raison de la pertinence de l’analyse qu’il a développée sur le tissu urbain. Cette analyse était étayée de faits et de données réelles du quotidien algérois. Ce professeur algérien à l’université Paris XIII (France) et expert au ministère français de l’Équipement a magistralement expliqué les maux qui rongent Alger. Il a relevé, dans son diagnostic, l’état de l’habitat qui se trouve dégradé, insalubre et précaire. Il n’a pas manqué de rappeler que la capitale est en train de perdre son urbanité. La sonnette d’alarme est maintenant tirée ! Donc, et selon l’orateur, la solution ne se résume pas uniquement en la mise au point d’instrument légal de planification spatiale, mais dans la pratique du terrain et la réalité du quotidien.

H. H.


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