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Elle a été au rendez-vous du 8e vendredi

Tlemcen ne veut pas du chef de l’état


La ferme détermination des citoyens à poursuivre et à durcir leur mouvement populaire pour exiger le départ du système a été plus perceptible ce vendredi à Tlemcen que les sept précédentes “éditions”.
Juste après la prière, les groupes de citoyens, par milliers, se sont formés pour entamer une marche à travers les principales artères de la ville, brandissant pancartes et banderoles.

Cette fois, c’est le départ du chef de l’État, Abdelkader Bensalah, qui est exigé par les manifestants, lesquels n’ont cessé de scander très fort des slogans hostiles à sa personne et à toute l’équipe gouvernementale en place. 
À l’aide de haut-parleurs, un animateur, micro à la main, haranguait la foule en criant tout haut des mots d’ordre du genre “Bensalah au poteau”, “Dernier mot au peuple”, “Nous avons dit partez tous”, “Pas de replâtrage”, “Rendez-nous l’Algérie”. Drapés dans l’emblème national, les manifestants, majoritairement des jeunes, ont battu le pavé, chantant et improvisant des pas de danse dans une ambiance bon enfant, profitant de la circonstance pour réaliser des selfies. Des balcons, de vieilles dames poussaient des youyous tandis que les voitures croisées klaxonnaient. Les policiers encadraient discrètement la marche. La radio régionale a couvert l’événement en diffusant des bulletins d’information sans langue de bois.
 

B. A.



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