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A la une / Actualité

C’est l’un des objectifs de toute stratégie liée à l’exportation de produits agricoles

Transformer les terreaux en “terres exportatrices”

Ali Bey Nasri, président de l’Anexal. ©D. R.

Notre pays dispose de nombreux produits d’excellente qualité qui arracheront facilement des places sur les marchés internationaux.

Le défi que doit relever l’Algérie pour placer ses produits agricoles à l’international est de réussir à installer une véritable agriculture exportatrice. En termes plus clairs de l’acte d’exporter, les opérateurs activant dans le secteur agricole doivent en faire un métier. Et comme dans toute autre activité, le métier ça s’apprend. Il est grand temps, en effet, que la production agricole parte à la conquête des marchés étrangers. L’heure n’est plus à l’utilisation uniquement de l’excédent de la production d’une quelconque filière pour l’exportation.
Le produit agricole algérien jouit de plusieurs atouts dont la qualité, la précocité, la primeur, l’arrière-saison… Autant de qualités mais qui ne font pas de l’Algérie un pays exportateur de produits agricoles. Preuve en est : notre pays n’a exporté pas plus que 69 millions de dollars en 2017. De ces terreaux au potentiel avéré, il faut faire des terres “exportatrices” avec des produits exportables. Pour cela, l’Algérie doit, au préalable, identifier, protéger et promouvoir tout ce potentiel agricole à réserver à l’export.
Une chose est certaine, notre pays dispose de nombreux produits d’excellente qualité qui arracheront facilement des places sur les marchés internationaux. Le président de l’association des exportateurs Anexal, Ali Bey Nasri, estime que le recours aux investissements directs étrangers (IDE) peut être une solution efficace pour une véritable et surtout “rapide” relance du créneau de l’export dans le domaine agricole. “Car, les IDE vont nous apporter ce qui nous manque le plus, à savoir la maîtrise technique ou ce qui est appelé par les spécialistes, les protocoles ou les itinéraires techniques”, argue Ali Bey Nasri. L’on doit reconnaître que les exploitants agricoles n’ont pas été formés pour pouvoir maîtriser les itinéraires techniques liés à leur production. Or, force est d’admettre que l’apport des investisseurs étrangers en termes de technologie, de savoir-faire et de formation… sera considérable et bénéfique au secteur. Les IDE garantiront également un réseau de distribution à l’export outre-mer, avoue-t-il. “Tous les pays qui ont réussi à s’installer sur des marchés externes, sont passés d’abord par la solution des IDE et se sont fait assister par des experts étrangers”, affirme le président d’Anexal. À ces opérateurs étrangers, il suffit, dit-il, de proposer des terres exportatrices. Il y a lieu d’ores et déjà de dégager sur les 3,5 millions d’hectares restés en jachère, au moins, un million d’hectares pour l’exportation. L’idéal, c’est d’identifier et de répondre à une demande mondiale et de ne pas procéder à des opérations sporadiques. L’objectif, c’est de savoir comment insérer l’Algérie dans cette demande internationale. L’autre problématique soulevée par les opérateurs intéressés par des investissements agricoles est la sous-mécanisation constatée dans plusieurs filières.
Le choix de la destination finale du produit agricole est encore primordial. L’Europe qui importe jusqu’à 60 milliards de dollars de produits agricoles, reste un marché rémunérateur très convoité par les pays voisins qui, il faut le dire, ont déjà devancé l’Algérie dans cette zone. L’agriculture bio, très demandée dans le Vieux Continent, peut effectivement être un créneau porteur, une piste à explorer sérieusement. Le Sud algérien peut, à ce propos, constituer un atout non négligeable.
Toutefois, la mise en œuvre de cette stratégie nécessite préalablement la levée en urgence de tous les obstacles bureaucratiques qui freinent le bon fonctionnement de ces opérations telles que la révision de la réglementation des changes, les lenteurs administratives, la révision de l’accord d’association devenu défavorable au pays…

B. K.


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