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A la une / Actualité

LES PARENTS D’ELEVES FONT LEURS EMPLETTES

Trousseau scolaire : combien ça coûte

L’achat des fournitures scolaires, l’autre saignée pour les parents d’élèves. © Zehani/Liberté

à la veille de la rentrée scolaire, les Algériens devront, comme chaque année, casser leur tirelire pour pouvoir acheter un trousseau scolaire et des livres à leurs enfants. Le décor planté, les parents d’élèves mettent déjà la main à la poche.

à J-10 de la rentrée scolaire, les grandes surfaces, les magasins et les marchés populaires sont pris d’assaut par les parents d’élèves pour préparer le trousseau scolaire. Et comme chaque année, les pères de famille sont hantés par la hausse des prix, la spéculation et la pénurie. Hier, lors de notre virée dans la capitale, nous avions l’impression que la rentrée scolaire avait déjà débuté. La liste des articles en main, des parents achètent ce dont ils ont besoin tout en évitant les bousculades. Seules les marques prestigieuses, dont les articles sont importés d’Europe, ont connu une hausse des prix, les autres labels ont gardé le même cap pour permettre aux parents d’acheter les fournitures scolaires. À la grande surface Uno de Garidi, des clients, accompagnés de leurs enfants, font leurs emplettes. À chacun selon sa bourse, Uno propose plusieurs labels à des tarifs différents et accessibles.
À titre illustratif, les fournitures scolaires pour un élève du cycle primaire (de la première à la troisième année) reviennent à 6 200 DA, soit près de 7 000 DA avec les livres. Ce prix est revu à la hausse pour atteindre 9 000 DA pour les élèves en classe d’examen de cinquième. Ainsi, dans ce lot du cycle moyen, on trouve des cahiers de 96 pages à 32 DA, de 120 pages à 50 DA, de 48 pages à 22 DA, de 288 pages à 150 DA, de 64 pages à 26 DA, des pochettes de papier à dessin à 120 DA et des protège-cahiers à 15 et 40 DA. La trousse est, selon les marques, cédée entre 145 et 299 DA. Cette dernière pourra contenir un pack de stylos à 90 DA, un crayon à 15 DA, un taille-crayon allant de 15 à 155 DA, un compas à 75 DA, une équerre à 75 DA, des ciseaux à 110 DA, une règle simple à 20 DA, une gomme à 15 et 55 DA, des feutres à dessin à 105 DA, des crayons de couleur à 120 DA, une pochette de bûchettes et de jetons à 160 DA, de la pâte à modeler à 145 DA et une aquarelle à 245 DA. Outre les accessoires exigés aux élèves, tels la colle, le scotch, un cahier de classe, un carnet de révision ou encore un cahier de brouillon, le parent devra également prévoir
1 370 DA pour la blouse rose (fille) et 1 215 DA pour une blouse bleue (garçon). En revanche, les fournitures pour un élève de collège ou de lycée se situeraient entre 8 000 et 9 500 DA. À ce stade des études, le collégien utilise une calculatrice scientifique, un nombre important de cahiers, d’accessoires, des cahiers de travaux pratiques, mais aussi des carnets spécifiques pour réaliser des dossiers ponctuels. “Je fais mes emplettes chaque année à Uno. Ici, on nous propose plusieurs marques et des fournitures à bon marché. Il y a des labels, comme Coq et Hillal, qui ont gardé les mêmes prix que l’année dernière. En un mot, il y en a pour toutes les bourses”, témoigne une jeune dame, dont les enfants sont scolarisés dans une école privée. Celle-ci affirmera que la prochaine rentrée scolaire lui coûtera plus cher. “Cette année, le garçon passe son bac, la fille son BEM et le petit garçon fera ses premiers pas à l’école. Du coup, je ressens vraiment le coût de cette rentrée. Après, il y aura le coût des livres et des autres prestations qu’il faudra honorer, comme les frais scolaires, la cantine et le transport”, développe encore notre interlocutrice.

Les marchés populaires
gardent la cote
La même ambiance est observée au marché populaire Mohamed-Bougherfa (ex-Tnach) situé dans les ruelles de la localité de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt). Là aussi, les parents d’élèves préparent la rentrée scolaire. “Je préfère faire mes emplettes avant le mois de septembre pour éviter les mauvaises surprises, notamment la hausse des prix. De plus, après les dépenses des grandes vacances et de l’Aïd el-Adha, j’ai peur de ne pas pouvoir faire face à d’autres dépenses”, explique un quadragénaire.
Père de cinq enfants, celui-ci préfère se rabattre sur ce marché populaire où des dizaines de marchands étalent à longueur de journée des fournitures scolaires à des prix très abordables. L’un des marchands témoigne que “nombreux sont les pères de famille qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Malgré la notification que j’ai affichée à l’intérieur du magasin, je cède toujours devant des parents qui achètent à crédit. Ce n’est pas évident. Le riche et le pauvre viennent au marché Tnach, non seulement pour les prix accessibles, mais aussi pour l’ambiance qui y règne”. Dehors, des jeunes marchands improvisent des décors pour attirer plus de clients. “Khabar aâdjil” (alerte info), “Koulech batel” (tout est gratuit) ou encore “Kartable zawaliya” (le cartable du pauvre), sont autant d’écriteaux qui s’invitent à la veille de la rentrée scolaire. Ici, une mère de famille a payé près de 5 500 DA
de fournitures pour son fils qui passe l’examen de cinquième. “Même comme ça, je trouve que les prix des articles scolaires ont flambé. Normalement, ils (les commerçants, ndlr) doivent avoir pitié des parents qui sont au chômage ou encore des enfants démunis. L’État doit revoir les modalités d’octroi quant au trousseau scolaire. Je vous jure que je n’ai même pas de quoi payer les livres cette année. La vie est trop chère”, témoigne encore cette dame qui, visiblement, devra casser sa tirelire pour subvenir aux besoins de ses deux autres enfants.
Même topo tout au long du boulevard Mohamed-Belouizdad où des dizaines de jeunes vendent des fournitures scolaires. “Vous pouvez vérifier et comparer, nous sommes les moins chers Aâmou. C’est vrai que nous avons gardé des articles de l’année passée, mais ils sont toujours neufs. Cela permettra aux démunis d’acheter leur fournitures à des prix plus bas que dans les magasins”, lâche ce jeune revendeur. Celui-ci avoue avoir déjà écoulé des centaines de cahiers, de stylos, de protège-cahiers, de trousses et autres accessoires. “J’ai été le premier à avoir installé une table, au lendemain de l’Aïd el-Adha. J’ai déjà écoulé la moitié de la marchandise, car mes prix sont très bas”, explique ce jeune revendeur qui remet gratuitement des gommes, des crayons et des taille-crayons à ses clients. À chacun ses moyens, les parents d’élèves devront casser leur tirelire pour pouvoir assurer une rentrée scolaire normale à leur progéniture.


F. B.

 


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