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En dépit des résistances au sein de cette structure

UGTA : l’union de wilaya d’Alger “assainie”

L’union UGTA d’Alger se restructure. © Liberté

En dépit de toutes les résistances auxquelles elle a fait face, l’union de wilaya d’Alger de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) poursuit inlassablement son travail de mise en conformité de toutes les structures locales.

Dans la capitale, plus de 80% des unions locales sont désormais conformes au statut et au règlement intérieur de l’organisation syndicale après la tenue de leur congrès. Il faut dire que les congrès de ces structures n’ont pas été tenus depuis une quinzaine, voire une vingtaine d’années. “Nous avons rencontré des problèmes liés à la mentalité, à l’attitude, à des pratiques très anciennes… dans le processus de restructuration”, déplore Amar Takjout, secrétaire général de l’union de wilaya d’Alger. “À chaque fois que l’on fait référence au statut et au règlement intérieur, ça grince des dents. Car, on a pris l’habitude de faire l’impasse sur ces deux conditions statutaires et réglementaires. D’où notre décision de faire respecter le statut et le règlement intérieur dans notre démarche”, explique M. Takjout. Cette méthode de travail a donné lieu, cependant, à des oppositions de la part des gens qui, dans l’exercice de leur mandat, ont toujours recouru à des pratiques malsaines, telles que les “passe-droits, le copinage…” L’exécutif de la wilaya a pour mission donc de bannir ces actes illégaux et d’assainir la situation organique de ces unions, avoue Amar Takjout, afin de bâtir des structures solides dans une organisation syndicale forte. Outre ce travail organique, l’équipe de M. Takjout s’est attaquée à un autre problème : la question sociale.
Il s’agit de la vingtaine de syndicalistes licenciés par leurs entreprises depuis des dizaines de mois. “L’état des lieux que nous avons établi sur le plan social était, on ne peut plus, déplorable”, souligne-t-il. “De ce total, une moitié de ces employés a été réintégrée après des négociations de l’union de wilaya avec leurs employeurs”, ajoute-t-il. Pour le reste, “notre organisation est en pleins pourparlers avec la wilaya d’Alger pour trouver des solutions”, assure-t-il. “Si les structures verticales ou horizontales, si les fédérations avaient joué leur rôle de syndicaliste, on aurait pu éviter tous ces licenciements restés sans solution de longs mois durant”, estime ce responsable qui affirme qu’il est difficile de recevoir des syndicalistes qui ont perdu leur statut, leur salaire et leur emploi et vivant dans des conditions sociales difficiles. De nos jours, l’union de wilaya leur ouvre ses portes après les avoir fermées, il y a 20 ans. Néanmoins, “je sens qu’il y a de la résistance par rapport à des intérêts occultes que je ne maîtrise pas”, remarque-t-il. Cela est-il dû à l’application du statut et du règlement intérieur qui dérange certains syndicalistes, s’interroge-t-il. Celle-ci est depuis abreuvée d’un lot d’invectives et fait l’objet de calomnies. “Or, ce type d’injures n’a jamais été utilisé pendant que des élus étaient dans l’illégalité et le non-droit”, remarque-t-il. Le clientélisme a prévalu dans cette structure durant toute cette période sans qu’il y ait la moindre dénonciation, relève M. Takjout.
Il a fallu que le bureau exécutif de wilaya soit installé, et ce depuis 8 mois seulement, pour que des gens réagissent, dénoncent, fassent de l’intox, créent des scénarios…, souligne-t-il, dans le but de saper le moral de l’union de wilaya. “Débattre d’un problème syndico-syndical au sein des structures n’est plus dans les traditions de l’union aujourd’hui”, regrette Amar Takjout.


B. K.


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