Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Exportation de gaz vers la Turquie

Un avenant de 5 ans conclu avec Botas

La société publique turque spécialisée dans l’importation de gaz naturel, Botas, et Sonatrach ont conclu un avenant à leur contrat gazier datant de 2014. Et, en vertu de cette clause additionnelle, la compagnie turque va augmenter le volume de gaz naturel liquéfié (GNL) importé d’Algérie à 5,4 milliards de m3/an, contre 4,4 milliards de m3/an actuellement. Ce nouvel accord semble arriver à point nommé, parce que depuis deux ans, Botas se tourne régulièrement vers Sonatrach pour se procurer des cargaisons supplémentaires de gaz, mais ce sont des opérations d’importation faites sur une base ponctuelle. La Turquie, gros importateur d’énergie, s’appuie de plus en plus sur les importations de GNL pour répondre à la demande électrique. Les premiers achats de GNL de Botas en Algérie remontent à 1994.
Le nouveau contrat entrera en vigueur en 2019 et expirera le 1er octobre 2024.
Il s’agit ainsi d’un contrat de cinq ans, s’inscrivant clairement dans le court terme. Cet avenant est le couronnement de plusieurs mois de négociations qui ont fait l’objet de règles de confidentialité strictes, souligne-t-on. Avec ce contrat, Sonatrach entre dans une ère de changement pour l’exportation du gaz, se passant des contrats à long terme. Cela était en fait dans l’air.
En effet, depuis son arrivée aux commandes de Sonatrach, Ould Kaddour ne fait aucun mystère de son envie de démanteler un mécanisme (les contrats à long terme) vieux de plus de trente ans et qui ne convient plus aux clients européens. Mais sur quelle stratégie s’appuyer pour faire face aux enjeux du marché gazier ? Sous sa direction, Sonatrach cherche non seulement à revoir à la baisse la durée de vie des contrats d’exportation, mais également à établir des joint-ventures avec des entreprises de commercialisation, c’est-à-dire des traders, pour vendre son gaz.
Cela va lui ouvrir de nouvelles perspectives dans le secteur gazier, indique-t-on.
Ould Kaddour estime qu’en matière gazière, l’équation offre-demande est une opération risquée, que nous sommes à la recherche d’une nouvelle stratégie pour faire face à cela. Et qu’à l’avenir, les traders feront partie de la demande, ce qui veut dire que nous avons besoin de trouver de nouvelles voies pour faire des affaires.
Ould Kaddour est passé, depuis quelques mois, à la pratique, en autorisant l’italien Eni à exporter librement son gaz produit en Algérie, dans le cadre d’une entreprise mixte, dans un investissement conjoint, où ENI et Sonatrach partagent les risques, les responsabilités et les profits. Son plus gros contrat à long terme, Sonatrach l’a conclu avec l’Italie.
Et ce contrat arrivera à échéance en 2019, explique-t-on. La compagnie nationale des hydrocarbures et ses partenaires italiens ont déjà entamé les négociations en vue de son renouvellement.        


Youcef Salami


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER