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Le ministre des finances évoque le prix de référence de la LF 2018

Un baril à 50 dollars demeure acceptable

© D.R.

Dans un entretien accordé, hier, à l’APS, en marge des assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale tenues à Washington, le ministre des Finances, Abderrahmane  Raouya, a estimé qu’un baril de pétrole à 50  dollars “demeurait acceptable” car, a-t-il expliqué, il équivaut au prix référentiel retenu par le gouvernement pour établir le budget. Un baril à 50 dollars “demeurait acceptable” mais, si on se réfère à ses précédentes déclarations, ce chiffre n’est pas suffisant puisque selon ses déclarations devant l’Assemblée nationale, l’Algérie a besoin d’un baril à 70 dollars pour équilibrer son budget pour l’exercice 2017. D’ailleurs, le ministre a indiqué, depuis Washington que le déficit du budget d’équipement sera comblé par le recours au financement non  conventionnel. Tentant jeudi de justifier le recours à ce genre de financement, le ministre des Finances a souligné que c’est un choix économique, rendu nécessaire par le besoin d’éviter l’option de l’endettement international. Il profitera de l’occasion pour louer la justesse de la décision du président de la République relative au remboursement anticipé de la dette du pays. “Nous sommes dans une situation qui nous permet d’éviter de recourir au financement international, d’autant plus que notre dette est insignifiante”, dira-t-il. Usant du même argumentaire que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le ministre des Finances fera référence à la dérive inflationniste qui s’est produite en 1994 lorsque l’Algérie a été soumise pour la première fois de son histoire au programme d’ajustement structurel du FMI. “L’Algérie a connu une période que l’ensemble des Algériens ne veut plus revivre : une crise économique couplée d’un terrorisme aveugle”, a-t-il souligné, ajoutant que “durant l’ajustement structurel, rappelez-vous, le dinar a perdu en l’espace d’une courte durée 35% de sa valeur en 1994 et le prix de la baguette de pain a augmenté d’une manière importante”. Enfin, se voulant rassurant quant à la décision du gouvernement de recourir au financement non conventionnel, Abderrahmane  Raouya, a indiqué que le recours au financement non conventionnel prévu pour parer au déficit du Trésor sera accompagné d’un contrôle rigoureux pour empêcher toute dérive inflationniste. “Nous allons établir un ensemble de paramètres pour éviter ces dérives”, a-t-il  souligné. Le premier argentier du pays a expliqué que l’opération est parfaitement encadrée par l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit qui a  introduit ce nouvel instrument de financement. Le texte en question détermine l’usage des financements et leurs objectifs. “Ce financement va aller à l’investissement, pas un dinar sur le  fonctionnement, permettant ainsi aux entreprises de disposer de liquidités pour leur croissance et, partant, de créer de l’emploi”, a affirmé le ministre. Dans son entretien à l’APS, le ministre des Finances est, par ailleurs, revenu sur l’impôt sur la fortune introduit dans le projet de loi de finances 2018, reconnaissant, à l’occasion, les difficultés de recouvrement de cet impôt, notamment en ce qui concerne l’évaluation des signes de richesses des personnes non identifiées par le fisc. C’est un travail qui sera amorcé par l’administration fiscale à travers la constitution de fichiers des personnes imposables. “Nous aurons ces fichiers à terme”, a-t-il promis.


Saïd Smati


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Brahms le 17/10/2017 à 14h20

Ce Ministre algérien minimise mais oublie que les européens facturent 62 % de taxes sur chaque plein d'essence donc sur un plein de 70 euros en moyenne de gasoil ou d'essence, vous avez 43,40 euros qui tombent dans les caisses de l'Etat Français c'est à dire qu'il arrive à s'enrichir avec des matières premières de pays tiers. Il est donc évident que le prix du pétrole est trop bas. A cela s'ajoute, le placement des devises issu du pétrole dans les banques étrangères qui travaillent avec.

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