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Feuille de route de la “société civile”

Un compromis laborieux et des critiques

© Louiza Ammi/Liberté

Élaborée cette semaine, après un débat intense et au prix de plusieurs concessions, de part et d’autre, la feuille de route de la “société civile” ne fait pas l’unanimité parmi les Algériens. Elle fait même l’objet de plusieurs critiques, parfois acerbes, notamment sur les réseaux sociaux.  “L’inconsistance politique” du texte et la “part belle” faite au courant islamiste ou encore “l’exclusion de la femme” sont autant de reproches faits par de nombreux internautes, lesquels dénoncent, en outre, un texte “vague”. Pour nombre d’observateurs, ce texte est loin de répondre aux aspirations du peuple pour l’édification d’une nouvelle république démocratique.

En effet, beaucoup d’internautes ont exprimé leur “déception” aussi bien par rapport à “l’inconsistance politique” du texte qu’à la représentativité des quelque 80 participants issus essentiellement des mouvements associatif et syndical.  “La montagne a accouché d'une souris”, “Ce communiqué me rappelle celui que diffusait la kasma de mon douar dans les années 70” ou encore “Décevante, l'ouverture des travaux avec une sourate coranique, je croyais qu’Abassi Madani s'était réveillé (…)” sont les commentaires postés sur la page du président du Rassemblement actions jeunesse (RAJ), un des acteurs actifs de cette conférence nationale, en réaction au communiqué final de cette dernière, et qui expriment, clairement, la déception de nombreux Algériens par rapport à l’initiative. 

Pour beaucoup, les initiateurs de cette démarche, aussi louable soit-elle, ne représentent pas le mouvement populaire. Ce que ne nient d’ailleurs pas les concernés qui s’apprêtent à soumettre leur projet à l’appréciation aussi bien des citoyens que des partis politiques. “Nous voulons jouer notre rôle de médiateur et de force de proposition sur le terrain, mais en aucun cas, nous prétendons représenter le mouvement populaire (…) Nous voulons fournir des mécanismes pour la période de transition pour redonner le pouvoir au peuple”, avait souligné, à ce titre, Abdelouahab Fersaoui, président du Raj. 

Intitulé “Projet d’initiative des forces de la société civile pour une sortie de crise et la transition démocratique”, la feuille de route propose, dans la forme, d’aller vers “la désignation d’une personnalité nationale ou d’une instance présidentielle consensuelle pour diriger la période de transition pour une période allant de six mois à une année”, “l’installation d’un gouvernement de compétences nationales” et “la création d’une instance indépendante pour l’organisation des élections, un débat a été ouvert pour étudier les mécanismes d’application de la feuille de route”. Dans le fond, cette feuille de route élaborée après plus de quatre mois de négociations entre les différents participants reste “très vague”, en ce sens qu’elle ne définit ni la nature du système politique ni du projet de société, pourtant énoncés dans le document rendu public vendredi dernier. Cela dit, elle reste un projet ouvert à toutes les propositions pour son enrichissement. 

 

Farid Abdeladim


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