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A la une / Actualité

Explosion d'une bombe artisanale à Ahnif (BOUIRA )

Un enfant tué et cinq autres grièvement blessés

Marche des citoyens de la localité de Tamezivat, hier, après l’explosion de l’engin. ©R. B./Liberté

La bombe artisanale dissimulée sous un terre-plein viserait les militaires dont le campement est situé à 700 mètres.

L’engin explosif de fabrication artisanale qui a explosé avant-hier soir dans la localité Tamezivat, située dans la commune d'Ahnif et à 45 kilomètres à l'est de Bouira, a fait un mort et cinq blessés, tous des enfants âgés entre 10 et 16 ans, a-t-on appris auprès de sources sécuritaires.
C'est vers 19h15 que l’engin, dissimulé sous un terre-plein dans la forêt de Temelaht où six enfants s’adonnaient à un match de football, a explosé.
H. B., un enfant âgé de 12 ans, est mort sur le coup, tandis que les cinq autres, grièvement blessés, ont été évacués vers l'hôpital de M'chedallah.
Les blessés, qui sont toujours au service des soins intensifs de l'hôpital de Tizi Ouzou, souffrent de multiples traumatismes. D'ailleurs, deux d'entre eux ont dû être amputés des deux jambes, précise-t-on encore. Des témoins oculaires, qui se sont confiés à Liberté, nous déclarent qu’après avoir entendu une forte déflagration près de la forêt de Tamelhat, ils se sont dépêchés sur les lieux et ont trouvé les six victimes gisant au sol dans une mare de sang. “Je n'arrivais pas à en croire mes yeux, j'étais pétrifié par l'horreur que j'avais sous les yeux”, racontera Mahmoud, un villageois de Tamezivat.
Pour ce témoin, il ne fait aucun doute que la bombe avait pour cible le convoi militaire dont la caserne est située à 700 mètres du lieu du drame. “La bête immonde visait, sans doute, la caserne des militaires. C'est odieux”, s'est-il exclamé en colère. Parmi les victimes se trouvait un parent de notre confrère Meziane Abane. Ce dernier, ravagé par la douleur, a publié sur son mur Facebook : “Mon petit cousin, tout mignon que j'adore, Bachir, 12 ans, a rendu l'âme sur le coup.” Hier après-midi, des dizaines de citoyens de la localité ont manifesté aux abords de l’autoroute Est-Ouest, sans toutefois la fermer, afin de réclamer plus de sécurité et l'envoi d'équipes de déminage dans le but de “nettoyer” le périmètre des mines et autres engins explosifs dissimulés un peu partout. “Nous exigeons que les troupes de l'armée renforcent la sécurité dans nos hameaux. Nous ne voulons plus que ce genre de tragédie se reproduise”, ont-ils scandé. En outre, les éléments de l'Armée nationale populaire (ANP) ont aussitôt enclenché une vaste opération de ratissage, hier, dans la zone qui regroupe le périmètre s’étirant de la forêt de Sbekha jusqu’aux hameaux de la municipalité de M’chedallah et les villages des communes d’El-Ahnif et d’El-Adjiba. Plus au nord, les hameaux de Saharidj sont passés au peigne fin par l’armée.
Il faut dire que le dispositif sécuritaire mis en place par l’armée est impressionnant pour retrouver les auteurs de ce drame. Pour rappel, en 2014, un attentat terroriste perpétré contre un convoi de la Gendarmerie nationale n’avait, fort heureusement, fait aucune victime. En février 2017, lors d'un vaste ratissage mené par les troupes de l'ANP, 14 terroristes avaient été éliminés et 7 soldats tués au cours de cette opération.

RAMDANE BOURAHLA


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