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A la une / Actualité

Rencontre-débat autour de la mémoire d’Ali Mecili à Oran

Un message remis au goût du jour

L’avocat Ali Mecili, assassiné le 7 avril 1987 à Paris. ©D. R.

La fédération oranaise du FFS a organisé, hier, une rencontre-débat pour commémorer la mémoire d’Ali Mecili, assassiné il y a trente et un ans, le 7 avril 1987, à Paris.

Et c’est autour du dernier discours politique de l’avocat militant et proche d’entre les proches d’Aït Ahmed, prononcé le 22 mars 1987 lors d’une AG du MDA, que les présents ont échangé avec, pour beaucoup, une pointe d’amertume : “Beaucoup de temps a été perdu depuis ce discours du 22 mars”, lâchera d’ailleurs un ancien militant du FFS. Car, pour tous  ceux qui ont choisi de venir écouter ou réécouter le discours d’Ali Mecili plaidant pour la construction d’un État réellement démocratique en Algérie, tout dans ce discours, justement, les ramenait à l’Algérie d’aujourd’hui.
Et d’emblée, les questions ont porté sur comment les partis politiques, avec comme perspective l’échéance de l’élection présidentielle de 2019, peuvent s’engager dans une sorte de front, où pour le moins, autour d’un consensus politique devant déboucher sur l’instauration de la démocratie et l’avènement des libertés.
Les cadres du FFS ont été particulièrement interpellés sur ce “projet de front commun à construire avec qui et sur quelle base ?”, d’autant que l’opposition est constituée de plusieurs pôles très différents idéologiquement. Mais pour les représentants de la fédération du FFS d’Oran, il a été difficile d’apporter des réponses claires, et cela, d’autant que le vieux parti se débat depuis longtemps dans des crises successives, matérialisées encore par l’enjeu d’un congrès extraordinaire. Néanmoins, ces derniers ont maintenu la ligne de leur parti, se disant ouverts à tous, pour dialoguer avec les forces politiques et autour d’un minimum, comme rappelé par Ali Mecili déjà en 1987 : la démocratie, le respect des droits de l’Homme et du pluralisme avec des élections libres pour le respect des aspirations du peuple.
Un jeune sympathisant, pour sa part, fera le reproche aux forces politiques d’être toujours inscrites dans le système “du chef, du zaïm” et que cela, forcément, handicape l’amorce d’une démarche commune aux partis d’opposition. Si pour certains, il faut voir   “au-delà de 2019”, c’est surtout le régime en place qui sera cible de critiques “pour sa capacité à nuire, à phagocyter tous les mouvements”, ne cherchant que sa propre reconduction.
Pourtant, des intervenants ont trouvé des signes pour dire que ce même pouvoir est en mauvaise position, et qu’aujourd’hui, il ne peut agir sans prendre en considération le monde extérieur. La parole qui avait été donnée à un ancien militant du MDA, qui avait rencontré Ali Mecili peu de temps avant son assassinat, témoignera à l’attention de l’assistance : “La déclaration de Londres en 85 avait été un grand coup porté, mais c’est à l’intérieur du MDA et du FFS que beaucoup n’ont pas compris et n’ont pas voulu à cette époque ce rapprochement entre les deux formations.” D’où le temps perdu pour certains.

D. LOUKIL


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