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Energies renouvelables

Un plaidoyer coupé de la réalité

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a appelé, hier, à une transition énergétique volontariste et visionnaire. Dans son message à l’occasion du double anniversaire de la création de la Centrale syndicale et de la nationalisation des hydrocarbures, le président de la République affirme qu’il “accorde une très grande importance à cet objectif et insiste pour que nous adoptions une attitude volontariste et visionnaire, mobilisant toutes nos entreprises et nos universités”. Pour le président de la République, “dans de nombreux domaines d’avenir, nous disposons de ressources qui nous qualifient pour accéder au cercle des leaders et devenir un acteur performant dans la transition énergétique”. Soulignant l’ensoleillement naturel exceptionnel de notre pays, le président Bouteflika a précisé que cette situation autorise “les plus hautes ambitions dans une transition énergétique volontariste et visionnaire”. À cet égard, il a indiqué que “l’ambitieux projet de réalisation de 22 gigawatts, avec notamment des centrales solaires, devra être, en ce sens, un projet structurant au plus haut point. Il doit reposer sur une composante industrielle à même de mettre pleinement à contribution notre génie national et d’assurer la création de richesses et d’emplois”. Le plaidoyer du président de la République pour les énergies renouvelables semble occulter le retard qu’accuse notre pays dans le domaine. En effet, le programme du gouvernement, adopté en 2011 et mis à jour en 2015, en Conseil des ministres, avance à très petits pas. Depuis 2011, l’Algérie n’a réalisé que 354 MW. L’ex-ministre de l’Énergie, Noureddine Boutarfa, avait annoncé le lancement en 2017 d’un appel d’offres visant à réaliser 4 000 MW d’énergies renouvelables. Mais il n’a pas été lancé et n’est toujours pas annoncé. Malgré son énorme potentiel, l’Algérie est classée aujourd’hui à la 18e place à l’échelle africaine en matière de capacités installées.


Saïd Smati


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