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Tribunal correctionnel d’El Hadjar

Un policier condamné à un an de prison ferme pour « homicide involontaire »

© D.R

L'affaire remonte à mai dernier, pendant le ramadan. La défense qui vient de faire appel du verdict prononcé par le tribunal correctionnel d'El Hadjar, à Annaba, a communiqué l'information à Liberté.

Comparaissant devant le tribunal correctionnel d’El Hadjar pour « homicide involontaire », un élément de la police judiciaire a été condamné, dimanche 29 novembre, à une année de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 DA et d’un dédommagement de 1 000 000 DA, a annoncé Me Adel Messaoudi le défenseur de la famille de la victime.

 Un verdict qui répond exactement à la demande du procureur, mais dont la partie plaignante  a fait appel, exigeant une peine plus lourde et 5 000 000 DA de dommages et intérêts, au vu du préjudice subi a ajouté cet avocat. Les faits qui sont reprochés au policier remontent au mercredi 21 mai dernier, lorsqu’une descente effectuée au domicile d’un individu recherché dans une affaire de trafic de drogue, à Sidi Amar, dans le quartier El Qarya, a dégénéré en un violent affrontement au cours duquel les éléments de la police judiciaire ont fait usage de leur arme de poing, blessant mortellement le propre père du présumé trafiquant.

 Le communiqué officiel de la DGSN publié peu après le drame confirme l’information de «la perquisition dument autorisée par une autorité judiciaire du domicile familial d’un repris de justice âgé de 28 ans suspecté d’être impliqué dans une affaire de drogue». Il est indiqué dans ce communiqué que «l’opération a été menée (le 21 mai NDLR) à 18h00 et que les éléments chargés de cette mission ont été attaqués par un groupe composé de 50 à 60 individus au moyen de pierres, d’armes blanches et d’un fusil harpon». Et d’ajouter que «les policiers ont dû riposter, en état de légitime défense, en utilisant des balles en caoutchouc et que le présumé narcotrafiquant a été arrêté alors qu’un autre individu touché par les tirs des policiers a succombé à ses blessures au moment de son transfert vers le CHU Ibn Rochd». Une version qui a été contestée par les proches de la victime qui continuent de soutenir que les policiers ont usé de balles réelles en tentant de disperser les habitants du voisinage regroupés sur les lieux à quelques minutes de la rupture du jeune, en ce jour de ramadan. Et de signaler que le malheureux père de famille se trouvait dans le champ de tir des policiers.

Me Adel Messaoudi, l’avocat bénévole de la famille du défunt, qui est également le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme de la wilaya d’Annaba, ne cache pas sa déception devant ce verdict.

 

A. Allia pour Rédaction WEB


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