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A la une / Actualité

Sellal aujourd’hui sur le site de Total Lubrifiant à Oran

Un projet et des interrogations

C’est aujourd’hui  que le Premier ministre procèdera , de manière symbolique, à  la pose de   la première pierre de l’usine Total lubrifiant Algérie, au niveau du pôle industriel de Bethioua, dans la wilaya d’Oran, lors d’une visite de terrain qui devra le conduire vers nombre de site de projets sectoriels à inaugurer ou à lancer. Mais si l’on s’attarde sur ce projet de production de lubrifiants, c’est que le groupe Total a choisi de médiatiser l’événement, très particulièrement, avec la présence d’importants invités notamment Bernard Carbo, DG de Total lubrifiants Algérie, l’ambassadeur de France, Bernard Emié. Et pour cause, il est bon de rappeler que ce projet accuse un retard considérable puisque le groupe français s’était avancé à produire les premiers bidons de lubrifiants « locaux » début 2017. Une situation qui avait déjà été largement commentée et de manière très sèche par le ministre de l’Industrie et des mines, Bouchouareb, lorsque à la mi- février, et constatant le retard du démarrage des travaux du  projet, il n’avait pas hésité à lancer des mises en garde. « Au bout d’une année, je reviens ici et rien n’est fait. Cela ne peut pas durer. On ne peut pas se suffire de cette situation ; d’autres veulent investir dans ce créneau et je ne peux pas les contenir indéfiniment. J’ai besoin de celui qui est le plus efficace dans son investissement et  je ne peux pas continuer à importer des produits de l’extérieur, ceux de Total et d’autres. Ou on joue le jeu ou on ne le joue pas et on fait jouer la concurrence », avait-il dit à ses interlocuteurs. Côté Total lubrifiants Algérie, on avait eu pour excuse, quatre avis d’appels d’offres infructueux et l’absence donc d’entreprises qualifiées pour assurer les travaux. Mais pour beaucoup, et comme l’avait encore souligné le ministre de l’industrie, le fait que l’Algérie importe encore à ce jour les produits de Total, ceux devant être produits à Bethioua, crée un légitime trouble. Pour rappel cette unité devait produire quelque 40 000 T de lubrifiants annuellement alors que les besoins du marché algérien sont évalués à un peu moins de 200 000 T par an, alors qu’aujourd’hui Total fournit à l’Algérie quelque 30 000 T de lubrifiants soit à peu près 15% du marché. Mais la présence de Sellal à cette cérémonie intervient surtout suite au rapprochement entre Sonatrach et le groupe pétrolier français qui viennent récemment de signer un partenariat et régler à l’amiable les contentieux anciens qui les opposaient.

D LOUKIL


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