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A la une / Actualité

Mines et carrières

Un secteur… miné par des problèmes multiples

Le domaine minier national insuffisamment exploité. ©D. R.

Le sous-sol algérien est une véritable… mine d’or inexploitée. Les experts s’accordent à dire que plus de 50% de cet espace souterrain regorge de richesses minières inestimables.

Il est admis que 31 substances minérales, dont le phosphate, le fer, le plomb-zinc, le sel…, sont extraites à partir d’exploitations recensées à travers le territoire national. Le secteur, en revanche, ne rapporte à l’État que 6 milliards de dinars avec une contribution au PIB ne dépassant pas 1%. Le constat établi par les observateurs très au fait du domaine minier est peu reluisant. L’on évoque une baisse de l’activité, de la demande et du nombre de titres miniers attribués, une vétusté des installations ainsi qu’une rémunération faible. Ces signaux défavorables illustrent clairement la léthargie dans laquelle se morfond le secteur minier en Algérie depuis des décennies. La production a également enregistré une baisse de 15% durant les 9 premiers mois de l’année 2017.
Le nombre de sites miniers attribués a baissé de 58 sites pour un montant de 2 milliards de dinars en 2016 à 30 sites d’une valeur de
513 millions de dinars. En ce qui concerne les carrières, l’Algérie dispose de 903 unités de granulats qui ont produit 57,24 millions de m3 d’agrégats et 17,48 millions de m3 de sable concassé. Les carrières de production des matériaux de construction qui représentent plus de 90% des gisements d’exploitation tournent toutes au ralenti à cause d’une baisse de la demande.
Le secteur minier est, malgré les réformes de 2014, confronté à de nombreuses contraintes ayant trait à la bureaucratie, à un manque de moyens financiers flagrant et de qualification de la main-d’œuvre, à l’absence d’investissements dans la recherche, à la prospection et à l’exploration. En dépit de cette situation, marquée par une faiblesse des capacités d’exploitation face au potentiel énorme que recèle le pays, les pouvoirs publics affichent une volonté de relancer le secteur. L’État est motivé à ce propos, par l’importante richesse minérale du fer dont les réserves géologiques avoisinent actuellement les 3 milliards de tonnes. Celles du phosphate sont estimées à 2 milliards de tonnes, plaçant l’Algérie parmi les plus importants pays producteurs d’engrais dans le bassin méditerranéen.
Mieux, notre pays ambitionne de devenir leader mondial dans l’exportation de ce minerai. Sur les 100 millions de tonnes de réserves de plomb-zinc, 50 millions de tonnes sont exploitables. Compte tenu de ces réserves évaluées entre 100 et 180 millions de tonnes, le Conseil mondial de l’or a classé l’Algérie au 3e rang à l’échelle arabe et à la 25e place dans le classement mondial. La production aurifère du pays devra passer de 137 kg à 286 kg en 2018. Cet état des lieux communiqué au cours des 10es rencontres des mines et carrières organisées hier par la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF) reflète la déliquescence qui caractérise le secteur minier dans notre pays.
Pourtant, explique la CCIAF dans un communiqué, les mines et carrières restent des secteurs stratégiques pour l’économie et l’industrie algériennes. “Ces secteurs ont connu une forte croissance de la demande nationale en termes d’infrastructures, de réalisations d’ouvrages et d’équipements publics ou encore de constructions de logements ces dernières années”, indique la même source.

Vers la concrétisation de partenariats algéro-français
Toutes ces réalisations n’ont pu être concrétisées sans la mobilisation massive de matières premières nécessaires. Or, pour satisfaire une telle demande en matériaux, les exploitants ont dû s’adapter et se structurer, moderniser leurs outils de production et créer des partenariats permettant la mise en valeur des ressources minières encore inexploitées. C’est pour répondre à cet objectif que ces deux journées ont été d’ailleurs, programmées. Plus de 300 entreprises dont 250 algériennes et 55 françaises ont pris part à cette manifestation économico-commerciale. “Les sociétés françaises sont venues dans le but de mesurer et d’identifier les opportunités de partenariat et d’investissement dans le domaine minier en Algérie. Leurs homologues algériennes présenteront un panorama de ce secteur mais devront  démontrer, dans le même temps, leurs capacités à nouer des relations d’affaires”, explique Halim Ammar Khodja, directeur adjoint de la CCIAF. Selon ce responsable, trois accords de partenariat entre opérateurs algériens et français sont sur le point d’être finalisés.

B. K.


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