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Rencontre société civile-partis politiqueS du samedi 24 août

Un seul préalable : la rupture avec le système

© Louiza Ammi/Liberté.

La rencontre nationale, qui regroupera, samedi 24 août, à Alger, toutes les dynamiques de la classe politique, de la société civile, des personnalités nationales et des animateurs du hirak, s’annonce sous de bons auspices et ses préparatifs vont bon train.

C’est ce que nous a appris, hier, le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh), Saïd Salhi, l’un des membres actifs de la dynamique de la société civile, qui appelle, à travers sa feuille de route, à l’ouverture d’“un dialogue national global et constructif autour d’une solution consensuelle, pacifique et démocratique à l’impasse politique et institutionnelle que vit notre pays”. Optimiste et confiant, notre interlocuteur affirme que la rencontre du 24 août revêt un caractère historique et déterminant au vu de l’importance des débats et des résolutions qui en découleront.

“Après le report de cette rencontre qui devait avoir lieu le 17 août dernier, à la Safex d’Alger, nous venons d’avoir finalement l’autorisation de la wilaya d’Alger. Donc, elle se tiendra le 24 août prochain, au même endroit”, indique M. Salhi, affirmant qu’il s’agit, en fait, d’“un prolongement de l’initiative que nous avons lancée au mois de juin passé qui a débouché sur la conférence nationale de la société civile du 15 juin”.

Avant de  rappeler, au passage, que “l’une des recommandations de cette rencontre est d’aller vers une autre conférence nationale élargie aux forces vives de la nation, que ce soient des états-majors de partis politiques ou des personnalités nationales”. Selon lui, hormis les partis de la défunte alliance présidentielle (FLN, RND, MPA, TAJ, ANR…) et autres organisations de masse inféodées au régime, toutes les forces politiques et tous les acteurs de la société civile sont conviés à prendre part à cette initiative politique.

“Tous les symboles du système sont exclus de notre initiative qui s’inscrit clairement dans la rupture avec le régime. Cela va de soi, puisque ‘le départ définitif du système’ constitue la principale revendication de la révolution pacifique du 22 février”, a souligné M. Salhi, avant d’ajouter que “depuis début juillet à ce jour, nous avons lancé une série de consultations et de concertation avec tous les acteurs sociaux et politiques.

Du coup, nous avons pu rencontrer pas moins d’une vingtaine de personnalités connues et reconnues, ainsi qu’une vingtaine de chefs de partis politiques, tous bords confondus”. Il faut dire que, selon notre interlocuteur, tous les représentants de la classe politique et les personnalités nationales contactés se sont montrés favorables et disponibles à participer au conclave du 24 août prochain. 

La rencontre sera consacrée au débat autour de toutes les propositions de sortie de crise. “Jusque-là, nous avons en tout trois feuilles de route à soumettre aux débats, à savoir : celle que nous avons adoptée le 15 juin dernier, baptisée ‘une République algérienne nouvelle’, celle des Forces de l’alternative démocratique, datant du 26 juin 2019, dont le document est appelé ‘Le pacte démocratique’ et, enfin, celle des Forces du changement, adoptée le 6 juillet passé”, explique le responsable de la Laddh.

M. Salhi soutient que “nous sommes, en réalité, devant deux propositions lourdes autour desquelles tournera le débat. Il y a, d’un côté, la feuille de route des Forces du changement qui plaide pour une élection présidentielle dans les plus brefs délais et, de l’autre côté, le pacte des Forces de l’alternative démocratique qui préconise une transition démocratique, à travers un processus constituant”.
 

Kamel Ouhnia

 


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