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A la une / Actualité

La fédération des boulangers bousculée par sa base

Un ultimatum fixé pour augmenter la marge bénéficiaire

“Nous avons fixé la date du 10 janvier comme ultimatum aux pouvoirs publics et au ministre du Commerce pour répondre favorablement à nos revendications, celle de l’augmentation de la marge bénéficiaire des boulangers entre 25 et 30%. Une marge honorable pour permettre aux boulangers de continuer à exister.” C’est en ces termes que s’est finalement exprimé le président de la fédération nationale des boulangers (FNBA), affiliée à l’UGCAA, Youcef Kalafat, lors d’une rencontre régionale tenue, hier, au siège de l’UGCAA d’Oran et devant une base en colère et impatiente. C’est cette attitude des boulangers qui a, quelque peu, bousculé le président de la fédération, venu avant tout calmer les adhérents et surtout se positionner par rapport à la concurrence de représentativité née de l’activité sur le terrain de l’association nationale à l’origine de l’augmentation intempestive du prix de la baguette, il y a quelques semaines. Face à Youcef Kalafat, les boulangers présents n’ont eu de cesse d’évoquer leurs problèmes en suspens depuis des années, fustigeant les pouvoirs publics qui tergiversent pour agir. Et pour cause, le président de la FNBA rappellera que l’instabilité à la tête du ministère du Commerce a repoussé, depuis 2013, la décision de revoir la marge bénéficiaire, le prix de vente de la baguette en fonction de son prix de revient. Celui-ci qui était de 9 DA en 2013, serait passé en 2017, à 12,50 DA, études à l’appui coréalisées par la fédération et le ministère de tutelle. Passablement énervés, les boulangers rappelleront pêle-mêle, l’augmentation des charges, jusqu’à ces derniers jours comme le transport, l’eau, l’électricité, le mazout et surtout les “300% d’augmentation des 15 ingrédients entrant dans la confection du pain et qui ne sont pas subventionnés”. Cela fera dire à certains présents que “ni le boulanger ni le pain ne sont réellement subventionnés, c’est nous qui subventionnons le pain !”.

D.  LOUKIL


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