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A la une / Actualité

L’ex-ministre de l’énergie et des mines à Oran

Une conférence aux relents électoralistes

Poursuivant sa tournée de conférences autour d’un “programme économique et politique” devant permettre à l’Algérie de sortir d’une économie basée exclusivement sur les hydrocarbures, Chakib Khelil, ancien ministre de l’Énergie et des Mines, était, hier, à Oran où il a livré son diagnostic sur l’état de santé de l’économie algérienne. Invité par l’Organisation nationale des microentreprises (ONME), l’ex-ministre a développé pendant plus d’une heure un discours basé sur un constat de l’économie du pays appuyé par une quinzaine de propositions, “au contour large et brutal”, comme il le dira.
En effet, l’orateur, qui rappellera le précédent choc pétrolier des années 80, la baisse des recettes pétrolières de ces dernières années, préconise, pour relancer l’économie algérienne et sortir de la dépendance du pétrole, des batteries de mesures que beaucoup qualifient d’antisociales. “Ce sont des mesures difficiles, mais nécessaires”, a-t-il soutenu. Selon lui, ces mesures doivent impérativement mettre une fin aux subventions des produits de base. Une logique que l’ancien ministre pense qu’elle “subventionne 40 millions d’Algériens”.
À ses yeux, “le Trésor public n’est plus en mesure d’assurer ces dépenses avec l’accroissement de la population et les demandes sociales de la population”. Chakib Khelil appelle à mettre fin aussi aux prix soutenus de l’énergie, ou encore recommande le retrait de l’investissement étatique qui doit être remplacé par l’investissement privé, qu’il soit national ou étranger. Et de citer les secteurs (l’agriculture, la pêche, les transports) qui doivent dans l’avenir produire de la richesse en remplacement du secteur des hydrocarbures qui est appelé à vivre d’autres bouleversements sur le marché mondial.
Plus loin, l’orateur citera d’autres mesures, sans entrer dans les détails, comme revoir le système bancaire ou encore développer le gaz de schiste comme alternative à l’épuisement des réserves de gaz et de pétrole. Autre point sur lequel il tiendra à insister, celui de l’ouverture  sur le marché africain en multipliant les relations avec les pays du continent et en accueillant les étudiants africains en Algérie.
Interrogé par un journaliste qui lui fera remarquer que ses propositions “académiques sont à même de déranger les barons en place”, l’ex-ministre esquivera par une réponse approximative lui permettant de ne pas s’engager dans ce débat. À noter que dans le public invité, personne n’a posé de questions qui fâchent en relation avec les affaires de Sonatrach et la corruption. Mais pour les nombreux présents venus de plusieurs villes, cette conférence avait tout d’un programme électoral.

D. LOUKIL


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