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PRÉVISIONS DU FMI SUR L’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE

Une croissance de 3,4% et une inflation à 6,5%

© D. R.

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique pour l’Algérie en 2021. Dans la nouvelle édition de son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publiée, hier, le FMI indique que l’économie algérienne devrait croître de 3,4% cette année contre 2,9% anticipée en avril dernier.

L’institution financière internationale table sur une croissance du produit intérieur brut réel de seulement 1,9% en 2022, en baisse par rapport au taux de 2,7% prévu dans les prévisions du mois d’avril dernier. Selon l’institution de Bretton Woods, l’économie algérienne s’est contractée de -4,9% en 2020.

Pour ce qui est du déficit de la balance du compte courant, il devrait se situer cette année, selon les mêmes prévisions, à -7,6% du PIB, contre -12,7% en 2020. Ce déficit, devrait reculer à -5,5% du PIB en 2022.

Le FMI prévoit un rebond de l’inflation à 6,5% cette année et à 7,6% l’année prochaine, en partie sous l’effet d’une augmentation des cours internationaux des produits alimentaires et d’un épisode de sécheresse en Algérie. Dans ses perspectives économiques, le FMI prévoit une dégradation du marché de l’emploi. Le taux de chômage en Algérie devrait grimper à 14,1% cette année et atteindre 14,7% en 2022.

Pour rappel, les services du FMI, dans un communiqué de fin de mission de consultations de 2021 au titre de l’article IV en Algérie, avaient indiqué que la croissance devrait s’essouffler à moyen terme du fait de l’érosion probable de la capacité de production dans le secteur des hydrocarbures, dans un contexte de réduction des projets d’investissement décidée en 2020, et des politiques actuelles qui limiteraient le crédit au secteur privé.

Le Fonds recommande un ensemble complet et cohérent de politiques budgétaire, monétaire, et du taux de change, afin de réduire les vulnérabilités de l’Algérie.

Un ajustement budgétaire général, qui donne en même temps la priorité aux mesures de protection des plus vulnérables, devrait être entamé en 2022 et s'échelonner sur plusieurs années pour maintenir la viabilité de la dette. Cet ajustement devrait être étayé par des politiques visant à améliorer le recouvrement des recettes, à réduire les dépenses et à accroître leur efficacité.
 

Meziane RABHI


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