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Marche des étudiants hier DANS plusieurs régions

Une détermination à toute épreuve

Une large mobilisation des étudiants a été enregistrée hier, mardi, lors des différentes marches organisées pour revendiquer le départ du système dans sa globalité. Hier matin, à Skikda, des centaines d'étudiants de l'université du 20-Août-1955 ont, à l'instar des étudiants des autres universités du pays, organisé une imposante marche pacifique pour appeler au changement radical et à la destitution des “4B”. Les étudiants se sont rassemblés dans le campus de l'université pour ensuite marcher — sur 5 km — le long  de la route de Collo, pour arriver à la place du 1er-Novembre, faisant face au siège de l'APC, au centre-ville.

Durant toute la marche qui a débuté à 11h, les étudiants ont brandi des pancartes et des banderoles tout en scandant des slogans hostiles aux “4B” les appelant à disparaître de la vie politique des Algériens.
À l’annonce de la démission du président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaïz, des centaines d'étudiants avec une forte présence d'étudiantes et de citoyens qui ont rejoint le rassemblement sur la place du 1er-Novembre, ont exulté pour transformer cette forte mobilisation en un rassemblement jubilatoire. À Aïn Témouchent, également, des centaines d’étudiants ont manifesté pacifiquement, hier, dans les rues de la ville — après avoir été empêchés au début de porter leurs manifestations hors du campus — pour exprimer leur rejet du pouvoir en place. En effet, un impressionnant dispositif sécuritaire a carrément bloqué l’entrée principale du centre universitaire afin de ne pas permettre aux étudiants d’étendre leurs revendications à la rue. 

Cela n’a pas empêché des groupuscules, qui se trouvaient à l’extérieur, de manifester aux cris de “Silmya-silmya matalibna charia’’ (nos revendications sont légitimes) tout en appelant les policiers à se ranger de leur côté. Finalement, des centaines d’étudiants ont réussi à organiser une marche pacifique dans les principales artères de la ville. 
Après une halte devant le siège du FLN, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au vieux parti unique avant de rallier la place symbolique du 9-Décembre-1960 où ils se sont regroupés à l’entrée du siège de l’APC. Ainsi, à l’instar de l’ensemble des étudiants des autres universités du pays, ceux du centre universitaire Belhadj-Bouchaïb d’Aïn Témouchent sont en grève depuis dimanche, et ce, jusqu’à jeudi. 
À Sidi Bel-Abbès, des centaines d’étudiants de l’université Djilali-Liabès, révoltés et déterminés, plus que jamais, à poursuivre leur mobilisation, ont, encore une fois, marché dans la matinée d’hier. 
En effet, les étudiants ont directement déferlé vers le centre-ville, où ils ont observé durant plus de quatre heures un rassemblement pacifique sur la place du 1er-Novembre-1954. Encadrés par un important dispositif sécuritaire pour prévenir d'éventuels dérapages, les manifestants, bien organisés, ont bruyamment scandé durant tout le parcours des slogans hostiles aux tenants du pouvoir, notamment “Bensalah dégage, Belaïz dégage, Bedoui dégage, FLN dégage, RND dégage”, “Assez d’un système de gangsters”, “Ô les magistrats, n’ayez pas peur des tyrans” ou encore : “Les étudiants sont conscients et rejettent le système”. La manifestation s’est déroulée dans une bonne ambiance et l’immense foule s’est dispersée dans le calme.
À Oran, l’annonce de la démission du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz, n’a pas été accueillie par un débordement de joie  par les étudiants qui protestaient en très grand nombre, hier matin, contre le système. 
D’ailleurs les centaines d’étudiantes et d’étudiants, venus de tous les campus, instituts et autres écoles supérieures après avoir parcouru plusieurs kilomètres, étaient unanimes pour dire simplement : “Belaïz parti, maintenant  c’est au  tour des autres. Bedoui, Bensalah, dégagez !”.  
Autre signe que quelque chose d’important s’était produit hier à Oran, ce sont la grande détermination des étudiants et la notable remobilisation des campus pour dire non au système, mais aussi pour dénoncer les violences faites aux manifestants d’Alger.
La marche a démarré de l’université Med-Boudiaf (ex-Usto) à 10h. 
Des points de ralliement ont été prévus avec les étudiants de l’université d’Oran 1 et 2, de l’ENPO et de l’Institut d’hydrométéorologie des HLM, qui, eux aussi, sont sortis. La procession grossissait au fur et à mesure que les manifestants avançaient. 
Arrivés sans encombre devant la wilaya, un sit-in a été organisé. Les enseignants qui ont participé à cette manifestation, sont restés à l’écart comme pour soutenir leurs étudiants qui se disperseront dans le calme vers 14h. Enfin à Oum El-Bouaghi, la contestation s’est poursuivie, hier mardi, où des dizaines de travailleurs affiliés au Snapap, ont observé un sit-in à l'intérieur du campus en scandant des slogans hostiles au pouvoir et rappelant leur refus du gouvernement Bedoui. “Non à la bande, l'État n'est pas une jungle”, “L'Algérie n'est pas une monarchie assez du pouvoir de la bande”, “La revendication du peuple est irrévocable : dégagez”, “Gouvernement dégage”, avant de décider, après 10 heures, l'organisation d'une marche pacifique en direction de la wilaya. Y ont pris part des dizaines d'enseignants et d’étudiants.
 

Correspondants


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