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A la une / Actualité

Les “Nouvelles routes de la soie”

Une dynamique et des opportunités à saisir

L’Algérie a officiellement adhéré, mardi dernier, à l’initiative chinoise “la Ceinture et la Route” rejoignant ainsi les pays, de plus en plus nombreux, à intégrer ce partenariat commercial plus connu sous l’appellation les “Nouvelles routes de la soie”. En marge de la 3e édition du Forum sur la coopération sino-africaine (Cofaf) qui s’est tenu lundi et mardi derniers dans la capitale chinoise, Alger et Pékin ont “ratifié un mémorandum marquant l’adhésion de l’Algérie à la nouvelle route de la soie, contribuant ainsi au renforcement de la coopération algéro-chinoise”, rapporte l’agence officielle APS. Lancées en 2013 par le président chinois Xi Jinping, les “Nouvelles routes de la soie” sont un ensemble de projets d'infrastructures visant à consolider les relations commerciales de Pékin sur les trois continents. Le projet est connu en Chine sous le nom “la Ceinture et la Route”. Une ceinture terrestre reliant l'Empire du milieu à l'Europe occidentale via l'Asie centrale et la Russie ; et une route maritime lui permettant de rejoindre l'Afrique et l'Europe par la mer de Chine et l'océan Indien. En somme, une stratégie qui repose sur des investissements tous azimuts permettant de désenclaver les parties les plus éloignées de son territoire et de dessiner de nouvelles routes commerciales avec les différentes parties du globe. Le plan est titanesque, avec un budget oscillant autour de 1 000 milliards de dollars. Le gouvernement chinois a lancé ces deux dernières années les premiers travaux de ce chantier pharaonique. L’adhésion de l’Algérie à cette initiative, permettra, à la fois, de profiter de la dynamique que créera ce plan et de renforcer sa position stratégique en Méditerranée et en Afrique. L’Algérie, espace à la charnière de l’Afrique, de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Asie, peut occuper une place centrale dans le projet. La position stratégique de l’Algérie, ses infrastructures de base, à l’instar de la route transsaharienne, les ports et les perspectives de développement économique du pays sont considérés comme des atouts importants qui lui permettront de renforcer sa position de hub en Méditerranée, entre l’Europe et l’Afrique, et de faciliter le développement d’infrastructures déjà existantes. Cette adhésion renforcera également les excellentes relations économiques entre l’Algérie et la Chine. De Pékin, Ahmed Ouyahia a, en effet, souligné que les échanges entre l’Algérie et la Chine “dépassent les 9 milliards de dollars par an alors que la contribution des entreprises chinoises à la réalisation des vastes programmes algériens de développement est supérieure à 10 milliards de dollars chaque année”. La Chine est, pour précision, le premier fournisseur de l’Algérie sur les sept premiers mois de l’année en cours avec une facture de 4,133 milliards de dollars, et son douzième client avec des importations estimées à 488 millions de dollars, selon les chiffres publiés le 2 septembre, par le Centre national des transmissions et du système d’information des douanes (CNTSID).  


Saïd Smati


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