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Le P-DG d’Ooredoo Algérie, Nickolai Beckers, en a fait l’objet hier

Une expulsion et des interrogations

© D.R

Le Président-directeur général d’Ooredoo, Nickolai Beckers, a été expulsé du pays, hier en milieu d’après-midi, annoncent des sources concordantes. Les employés de l’entreprise, le troisième opérateur de téléphonie mobile dans le pays, ont confirmé le départ de leur patron. “Il a créé un climat délétère au sein de l’entreprise”, a indiqué Ilyès Idrissi, un des chargés de communication d’Ooredoo. 

Ce dernier précise que Nickolai Beckers, nommé P-DG d’Ooredoo en juillet 2019, a commencé par un projet de “licenciement de 400 salariés, dont des cadres de l’entreprise”. Mais le syndicat a “stoppé ce plan”. “Depuis, les cadres étrangers ont exercé des pressions sur les employés algériens pour les pousser à quitter l’entreprise”, a-t-il indiqué tout en précisant que c’est cela qui a conduit les syndicalistes à adresser des courriers aux hautes autorités du pays. Ces dernières auraient donc pris la décision de “retirer le permis de travail” à Nickolai Beckers. 

Hier en fin de matinée, une section de la Gendarmerie nationale s’est présentée au siège de l’entreprise pour inviter le patron d’ooredoo à “quitter le territoire national”, indiquent plusieurs sources. Dans un communiqué diffusé en début de soirée, le syndicat des travailleurs d’Ooredoo reproche au P-DG un plan de licenciement, un “bradage” des ressources financières de l’entreprise qui, “pourtant, se porte bien” financièrement.

Mais un projet de compression d’effectif peut-il constituer un motif valable pour une expulsion, comme le rapportent plusieurs sites et médias ? Il est fort peu plausible que ce soit le véritable motif du “renvoi” du P-DG d’Ooredoo. Selon des informations non confirmées par des sources officielles, le conflit social ne serait pas la seule raison qui a poussé les autorités à expulser le patron d’Ooredoo. 

Des soupçons d’espionnage, d’atteinte à la sécurité nationale ou de transfert illégal de change pèseraient également sur le dirigeant de l’entreprise. Mais beaucoup ne comprennent pas comment de telles présomptions ne donnent-elles pas lieu à des poursuites judiciaires ? L’information avait fait le tour des réseaux sociaux dès la matinée d’hier. Les médias, notamment les chaînes d’information, ont vite pris le relais.

Et ce n’est qu’en fin d’après-midi que la société, dont la maison mère est qatarie, a diffusé un communiqué. “Suite aux informations relayées par certains médias électroniques, ainsi que sur les réseaux sociaux à propos du directeur général, M. Nikolaï Beckers, Ooredoo Algérie ne peut faire de commentaires sur cette question à ce stade. Jusqu’à l’heure actuelle, Ooredoo Algérie est en train de recueillir les informations y afférentes.”

 

 


Ali Boukhlef



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