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MOUSSA NAÏT AMARA l’a proposé lors d’une CONFÉRENCE-DÉBAT À OUZELLAGUEN

“Une instance indépendante pour gérer la transition”

Moussa Naït Amara, ancien animateur du Mouvement culturel berbère. © D. R.

Le conférencier n’a pas manqué de dénoncer toutes les incarcérations intervenues avant même la mise en place d’une période de transition.

Invité par le collectif citoyen de la commune d’Ouzellaguen, l’ancien animateur du Mouvement culturel berbère (MCB), Moussa Naït Amara, a animé dans la soirée du vendredi 24 mai, à la bibliothèque communale, une conférence-débat autour du thème “La transition et la refondation de l’État”. 

Le conférencier a dénoncé d’emblée la vague d’arrestations de manifestants à Alger, lors de la 14e marche populaire réclamant le départ du système. Selon lui, cette nouvelle vague de répressions policières a été ordonnée par l’actuel chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, qui “s’inscrit dans une logique contre-révolutionnaire visant l’essoufflement du mouvement populaire né le 22 février dernier”. Déplorant l’arrestation d’un enfant âgé de 9 ans, embarqué avec son père dans un fourgon de police le même jour à Alger, M. Naït Amara interpelle l’organisation internationale chargée de la protection de l’enfance (Unicef) sur cette “bavure” flagrante commise par les forces de l’ordre.

Dans son intervention, ce militant de la démocratie a tenu à relever deux aspects non moins négligeables de la révolution pacifique en marche, à savoir “l’implication massive de la femme dans ce mouvement populaire” et “le réveil identitaire des Algériens, qui se traduit par l’exhibition du drapeau amazigh aux côtés de l’emblème national aux quatre coins du pays”. Ces deux aspects, soutient-il, dénotent “la ligne de démarcation entre le peuple algérien et le pouvoir dictatorial qui a confisqué le destin de toute une nation”. Pour décrire la nature du pouvoir algérien, l’orateur fera ressortir les quatre principaux fondements sur lesquels repose, selon lui, le régime autoritaire imposé par l’armée des frontières qui se présentait comme “héritière” de la glorieuse Armée de libération nationale (ALN).

Le premier fondement mis en avant par le conférencier est le caractère militaire du régime, dont le premier coup d’État a été opéré en 1957, avec l’assassinat du cerveau de la Révolution, Abane Ramdane. “L’idéologie arabo-musulmane, le jacobinisme et le système rentier” constituent, aux yeux de l’intervenant, les trois autres fondements du même régime politique. Concernant les perspectives du mouvement populaire du 22 février, qualifié par l’hôte d’Ouzellaguen de “révolution pacifique historique”, ce dernier estime que la mise en place d’une instance indépendante devant gérer la période de transition est la seule solution à la crise politique actuelle. 

À ce titre, M. Naït Amara pose comme préalable à toute période de transition “le départ du chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, la démission du gouvernement Bedoui ainsi que la dissolution des deux Chambres du  Parlement et du Conseil constitutionnel”. Par ailleurs, il dénoncera toutes les incarcérations intervenues avant même la mise en place d’une période de transition. “Non à une justice aux ordres qui s’inscrit dans une logique de règlements de comptes”, a-t-il martelé, avant  d’exprimer sa solidarité avec le patron de Cevital, Issad Rebrab, et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, “injustement incarcérés par un régime en fin de règne !”.

 

Kamel Ouhnia

 


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