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scrutin du 12 décembre

Une perche pour les partis du système

© Billel Zehani/Liberté

Auréolés par la volonté du pouvoir d’aller vers une élection présidentielle en décembre malgré le refus populaire, les partis du pouvoir tentent de se repositionner. Ils reviennent sur le devant de la scène pour se refaire une virginité. Hormis le FLN, qui se débat dans d’interminables problèmes internes, les autres partis de l’ancienne alliance présidentielle, qui ont servi de socle politique au régime d’Abdelaziz Bouteflika, tentent de reconquérir le terrain perdu. Ainsi, le RND, qui a vite remplacé Ahmed Ouyahia depuis son emprisonnement en juin dernier, multiplie les sorties publiques. 

Officiellement exclu du dialogue, le parti d’Azeddine Mihoubi veut soigner son image. Tribunes médiatiques, interviews commandées et omniprésence sur les réseaux sociaux sont sa nouvelle stratégie. Pour donner l’impression d’avoir pris le train du mouvement populaire, Azeddine Mihoubi va jusqu’à effacer de la vitrine du parti les anciennes figures. Le secrétaire général par intérim, qui multiplie les interventions publiques, est quasiment le seul à s’exprimer au nom de sa formation politique. Il n’y a point de porte-parole ou d’autres responsables. L’ancien ministre de la Culture, une des figures du bouteflikisme, veut paraître sous un nouveau jour.

Lui qui a cautionné, voire applaudi toutes les décisions et options de ce qui est aujourd’hui appelé “la bande”, change son fusil d’épaule. Aux lieu et place de Bouteflika, c’est désormais au chef d’état-major de l’armée que vont les éloges du “poète”. C’est la nouvelle tendance. Il est vrai que l’homme n’évoque toujours pas une possible participation à l’élection présidentielle du 12 décembre, mais son nom est déjà évoqué dans les couloirs du sérail comme possible recours. Les vieux réflexes ont la peau dure.

Outre le RND, le conglomérat des petits partis qui gravitaient autour du cercle bouteflikien, refait surface. Belkacem Sahli, secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine, (ANR), a battu le rappel de 7 sigles de partis qui ont toujours fait du zèle dans leur soutien au cinquième mandat. L’homme, qui a plaidé pour le choix d’Abdelaziz Bouteflika jusqu’à ses derniers jours à la tête de l’État, veut se positionner sur l’échiquier. S’il sait qu’il n’aura pas les faveurs des nouveaux maîtres du pays pour être le candidat du système à l’élection présidentielle — il était notamment mis systématiquement au ban de la défunte alliance présidentielle — lui qui estimait que c’était Bouteflika qui avait permis aux Algériens de manifester dans les rues, veut offrir ses services.

Pour cela, il compte sur le soutien de certaines anciennes figures du bouteflikisme à l’instar de Mohamed Benhamou pour tenter de peser. Pour l’instant, seuls deux partis de l’ancien système restent en marge du mouvement politique en cours. Le Mouvement populaire algérien, (MPA), et TAJ qui n’arrivent toujours pas à se relever de l’emprisonnement de leurs leaders toujours pas remplacés. Mais il n’y a aucun doute sur leur soutien à tout ce qui se décide en haut lieu. Ils existent encore pour cela.
 

Ali Boukhlef


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