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La commission chargée de réviser le statut particulier de l’Éducation nationale installée hier

Une seule condition : “la stabilité”

Mohamed Chaïb-Draâ Ettani, conseiller au ministère de l’Éducation nationale.©D. R.

Pour la ministre de l’Éducation, cette stabilité constitue une exigence impérative à la fois pour le droit des élèves à la scolarité et à l’exercice serein du droit de grève.  

Les négociations reprennent entre le ministère de l’Éducation nationale (MEN) et le collectif des dix syndicats des travailleurs du secteur. Objectif : réviser le statut particulier, sujet de toutes les discordes. Comme décidé lors des précédentes négociations, une commission a été installée afin de solutionner les dysfonctionnements du statut particulier, dénoncés par les syndicats. Elle s’est réunie pour la première fois, dans l’après-midi d’hier, au lycée des Mathématiques à Kouba (Alger). Une fois n’est pas coutume, les discussions s’organisent sans la pression de la grève. “La sérénité” est désormais le mot d’ordre du ministère. “Il est grand temps que ce secteur revienne à la sérénité et au calme pour se consacrer à l’essentiel, à savoir la pédagogie”, a affirmé, hier à la radio, Mohamed Chaïb-Draâ Ettani, conseiller au MEN.
La nécessité d’apporter des correctifs au statut particulier des travailleurs de l’éducation nationale est affirmée par les deux parties : syndicats et ministère. M. Chaïb-Draâ Ettani désigne des problèmes d’équité, de cohérence et de cloisonnement. “Il y a une catégorie de fonctionnaires qui a accaparé la plus grosse part du gâteau”, a-t-il insinué. Pour lui, ces  dysfonctionnements résultent justement de “la précipitation qui avait marqué les multiples révisions du statut particulier, opérées en 2008 puis en 2012”. Cela, sans compter les décisions interministérielles n°4 et n°11 que M. Chaïb-Draâ Ettani qualifie de “statut parallèle qui ne dit pas son nom”.
C’est pourquoi, le ministère réclame le temps et les conditions nécessaires à cette révision qui, selon le conseiller, “permettra d’assurer, au moins, quinze années sans perturbations dans le secteur”. “C’est une volonté partagée par les syndicats. Nous prendrons le temps qu’il faut pour apporter les correctifs nécessaires et éviter les écueils du passé, avec l’aide d’experts en réglementation du travail”, a-t-il expliqué.
Lors de cette première réunion, une ébauche de “la charte d’éthique et de stabilité” sera présentée aux syndicats. Du point de vue du ministère, il est urgent de trouver un moyen de concilier le droit de grève et celui de l’enfant à une éducation, tous deux consacrés par le Constitution. “Ce projet repose sur des bases juridiques qui sont l’article 53 de la Constitution, qui garantit le droit à l’éducation, et l’article 58, qui reconnaît le droit de grève, que nous devons concilier en plaçant l’intérêt de l’enfant au-dessus de tout”, a indiqué M. Chaïb-Draâ Ettani.
Cette charte, selon lui, énumère plusieurs principes à adopter : “l’intégrité, la probité, le respect d’autrui et la compétence professionnelle, sans lesquels il ne sera pas possible de construire une école de qualité”. Le message du ministère est clair : “Avec la concertation et le dialogue continus, nous voulons éviter au maximum le recours à la grève.” Reste à savoir si les syndicats signeront cette charte censée assurer la stabilité tant recherchée.
La réponse n’interviendra pas tout de suite, car les négociations s’annoncent longues.

A. H.


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