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A la une / Actualité

La situation des droits de l’homme en Algérie débattue à Oran

“Une véritable réforme de la justice, socle de toute démocratie”

“Si en 2011, on a obtenu la levée de l’état d’urgence, les choses depuis, ne se sont pas améliorées. Force est de constater qu’en 2017 et, depuis quelque temps, la démocratie, les droits de l’Homme et les libertés sont en net recul dans notre pays.” Un constat amer établi par le conférencier, l’universitaire Messaoud Babadji, de la faculté de droit de Sidi Bel-Abbès et militant des droits de l’Homme, lors d’une rencontre qui s’est tenue, hier, au siège oranais de la Laddh (aile de Me Dabouz), à l’occasion de la célébration du 69e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Devant un parterre d’universitaires, de syndicalistes et autres militants associatifs, l’intervenant fera un préambule historique sur la Déclaration des droits de l’Homme, les différents pactes internationaux ratifiés par l’Algérie, pour, plus concrètement, dresser un état des lieux en Algérie en matière des droits de l’homme et des libertés. Tout en se disant quelque peu pessimiste, M. Babadji évoquera l’ensemble des champs d’expressions et domaines dans la société où la pratique du pouvoir “veut, avant toute chose, aller vers un rétrécissement de certains acquis en matière de libertés individuelles et collectives”.
Parmi les libertés et droits qui sont particulièrement visés par ce net recul évoqué au début de son intervention, l’orateur citera à travers des exemples concrets, la liberté d’expression et de la presse muselée, via le chantage à la publicité ainsi que la liberté d’opinion en général. Il en est de même pour le droit lié aux libertés syndicales, le droit de s’organiser librement au sein d’associations, le respect du vote des citoyens qui n’est pas reconnu par la fraude érigée en système ou, encore, la liberté de conscience avec l’incarcération d’Algériens de confession chrétienne, la répression à l’encontre d’autres courants au sein de l’islam et toutes les répressions ciblant les militants des droits de l’Homme incarcérés. Pour l’orateur, il est encore un principe fondamental qui est particulièrement ciblé dans notre pays, c’est la séparation du pouvoir et de la justice et l’indépendance des magistrats. “L’un des principes fondamentaux c’est aussi le droit pour tout Algérien d’avoir un procès équitable.” Les réactions et commentaires furent nombreux, s’agissant justement du secteur de la justice avec des intervenants réclamant “une véritable réforme de la justice dans le sens de son indépendance, socle de toute démocratie”. S’agissant des magistrats, certains ont déclaré qu’un climat de peur, voire de terreur, plane sur l’ensemble des magistrats et, du coup, la revendication d’une révision de la composition du Haut Conseil de la magistrature a été mise en avant, pouvant asseoir, plus tard, une indépendance de la justice. Mais dans cette pléthore de cas et autres constats pessimistes, certains militants ont tenu à dire que c’est parce que justement “la société avance, qu’elle arrache des droits et lutte, que le pouvoir fait tout pour tenter de réduire les acquis”. Et de rappeler les luttes syndicales contre le gaz de schiste, le comité des chômeurs…


D. LOUKIL

 


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