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LE RESPONSABLE DU PROJET, HAMID MEZAÏB, A RÉVÉLÉ LES GRANDS AXES

Usine Peugeot : les engagements de PSA

© D.R.

Le groupe PSA (Peugeot-Citroën) s’est engagé, lors de la présentation, mardi soir, du Projet industriel Algérie (PIA), chargé de réaliser l’usine Peugeot-Citroën dans la région d’El-Hamoul, dans la commune d’El-Kerma (Oran), à reproduire un système d’excellence à Oran, à même d’égaler les usines du constructeur automobile français PSA installées en Espagne et au Portugal. “Oui, nous allons réaliser une usine en Algérie digne de ce nom en nous basant sur deux piliers, à savoir le transfert du savoir-faire et le développement de la compétence, mais aussi le développement d’un tissu pour la valeur locale pour s’entourer de grands fournisseurs”, a déclaré Hamid Mezaïb, vice-président de la direction industrielle et néanmoins directeur du projet Peugeot-Citroën production Algérie (PCPA).
Pour atteindre cet objectif, le comité de pilotage qui a été installé, se réunit régulièrement à la wilaya d’Oran pour le suivi, au quotidien, de toutes les étapes que devra connaître cette usine qui entrera en production dès le premier semestre de 2019. “Nous répondrons à la lettre aux termes du cahier des charges. Celui-ci concorde avec nos ambitions. PSA va opérer dans l’esprit du codéveloppement pour créer un écosystème, établir un planning pour le transfert des technologies et la création d’une académie à Oran dès le départ, pour permettre à nos ressources humaines de s’imprégner très rapidement de tous les métiers de l’automobile, de la mécanique et des technologies. Ensuite, dès la deuxième étape, nous irons vers la digitalisation, c’est-à-dire vers une usine 4.0”, a expliqué M. Mezaïb. Selon ce cadre supérieur du groupe PSA, qui, par ailleurs, a sillonné les grandes usines de Peugeot-Citroën dans le monde, 80% des pièces proviendront des fournisseurs de PSA. “Nous avons la chance de nous implanter dans un écosystème favorable, c’est-à-dire près du port, de l’autoroute Est-Ouest, du rail et près de nos concurrents et de nos fournisseurs”, a encore développé M. Mezaïb. Abordant justement les fournisseurs et les équipementiers, M. Mezaïb refuse de parler de “sous-traitance”. Aux yeux du conférencier, “quand on veut instaurer toutes les chaînes de valeurs, il faut parler de filière automobile. On doit répondre au cahier des charges. On passera du SKD au CKD très rapidement et on intégrera toutes les chaînes de valeurs pour encourager les fournisseurs et les équipementiers à s’installer et à produire”. Selon M. Mezaïb, l’objectif immédiat est de clustériser tout l’écosystème, de développer un réseau puissant de fournisseurs et de créer des valeurs auxiliaires à même d’offrir de l’ingénierie, de la logistique, des ZIF (zones internes de fournisseurs), du service et des centres de technologie. “Nous aurons des fournisseurs algériens et français. Un planning a été mis en place”, révèle encore la même source.

Une convention entre les grands fournisseurs en juin
D’autres arriveront graduellement, dont une dizaine est invitée à assister au séminaire sur la sous-traitance qu’organise, les 3 et 4 mars prochain à Alger, le ministère de l’Industrie et des Mines. Interrogé sur les appréhensions qu’expriment souvent les fournisseurs locaux, M. Mezaïb a indiqué que “cette problématique a été prise en charge. Nous allons mettre les locaux aux côtés des fournisseurs de PSA pour qu’ils puissent partager les notions d’usinage, d’homologation et de certification”. En ce sens, M. Mezaïb a annoncé que PSA signera, vers la fin du mois de juin prochain, une convention entre les fournisseurs sur les pièces à intégrer dans le projet.
Lors de cette rencontre, les acteurs locaux intéressés seront mis en évidence. “Le cahier des charges décline vraiment ce que PSA voudrait faire en Algérie, d’autant que le taux d’intégration concernant l’exportation est ouvert. Cela voudrait dire que la pièce de rechange qu’on exportera sera très compétitive et d’une qualité irréprochable”, a révélé le conférencier. Confiant que “le projet connaîtra un grand succès et répondra aux attentes des clients, notamment en terme de qualité”, M. Mezaïb a indiqué que PSA s’engage, également, à développer le ferrage et la peinture dans cette usine. Pour ce cadre, “PSA sera au rendez-vous de la performance industrielle. Peugeot est une marque algérienne. Avec 22,5% des parts de marché et un réseau étoffé de 49 points de vente à travers 38 wilayas, cette usine apportera une plus-value au modèle économique en transition en Algérie”. Soulignons, enfin, que les travaux de réalisation de cette usine de montage automobile débuteront en avril prochain, et ce, après l’achèvement de l’étude géotechnique du terrain qui s’étend sur 120 hectares.
L’usine PCPA devra contribuer à la création de 1 000 emplois directs et des milliers de postes indirects. Signé en novembre 2017, le protocole d’accord décline un capital d’investissement de 100 millions d’euros, réparti selon la règle 49/51, soit 20% pour l’entreprise nationale de production de véhicules industriels PMO de Constantine, 15,5% au groupe Condor, 15,5% à l’opérateur pharmaceutique Palpa Pro, pour le côté algérien, et 49%, pour le groupe PSA.
La capacité globale de l’usine devra atteindre 75 000 véhicules/an, avec un taux d’intégration de 40%.


F. B.


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