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MAGISTRATS VIOLENTéS à LA COUR D’ORAN

Vague d’indignation des partis et des personnalités


L’intervention des forces antiémeutes de la Gendarmerie nationale à l’intérieur de la cour d’Oran, lors de la tentative d’installation du procureur général de la même cour, suivi d’un affrontement avec les magistrats en grève, a suscité une vague d’indignation des partis et des personnalités politiques, mais aussi des organisations de la société civile. 
Pour le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, “la dégradation dangereuse de la relation entre les magistrats et leur tutelle, avec l’intrusion de la force publique dans le conflit, engage l’Algérie dans une spirale inquiétante au plus haut point”. Tout en dénonçant “le jusqu’au-boutisme et la force” qui, selon lui, “ne sont pas une solution”, M. Djilali a indiqué qu’en ces moments d’incertitude, le pays a besoin d’être écouté. 
“Gravissime”, dira, quant à lui, Ramdane-Youssef Taâzibt, membre du secrétariat national du Parti des travailleurs (PT). “Gravissime ce qui arrive aux juges qui ont osé poser massivement la question de l’indépendance de la justice”, écrit M. Taâzibt qui a exprimé sa solidarité avec les magistrats. “Solidarité inconditionnelle avec cette revendication qui est aussi celle de la révolution de février, portée par des dizaines de millions d’Algériennes et d’Algériens”, a encore souligné M. Taâzibt. Indignée, Zoubida Assoul de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) a estimé que “les instructions d’aller jusqu’au bout ont été appliquées ce matin à Oran. Force publique anti-émeute contre les magistrats qui ont refusé l’ouverture de la session criminelle (…) Les gendarmes violentent leurs chefs qui les notent et dirigent leur action. La loi de la force n’a pas épargné même les juges aujourd’hui à Oran”. Même son de cloche du côté du président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, qui a partagé la vidéo sur facebook en se suffisant du seul commentaire : “Ils ont dit qu’il fallait aller jusqu’au bout.” Pour la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), “ce qui se passe à Oran en ce moment est grave. La gendarmerie a investi violemment la cour d’Oran pour réprimer les magistrats en grève”. Tout en réitération sa solidarité avec les magistrats, la Laddh a condamné “cette nouvelle escalade” et appelle “au respect des droits humains. Il n’y a rien qui justifie ce recours à la force contre des magistrats qui ne rappellent que le respect du droit”. Sur les réseaux sociaux, les citoyens ont massivement partagé la vidéo qui montrait l’usage de la force contre les magistrats à l’intérieur de la cour d’Oran. Entre dénonciation et indignation, les citoyens ont largement commenté cette nouvelle forme de répression qui touche une corporation, dont le mouvement de grève, qualifié de “désobéissance” et de “rébellion”, “risque d’aller vers des dérapages”.
 

FARID BELGACEM



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