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Pétrochimie

Valoriser les hydrocarbures, une bonne option à moyen terme ?

Pour une meilleure valorisation de nos ressources, la politique énergétique algérienne s’inscrit désormais, dans une vision, à moyen et long termes, de transformation de notre pétrole et de notre gaz naturel. C’est la direction qu’entendent prendre les pouvoirs publics avec comme chef d’orchestre, le ministre de l’Énergie, Noureddine Boutarfa.
Pour ce faire, la compagnie nationale Sonatrach a adopté un plan de
développement qui vise à relancer l’industrie pétrochimique en Algérie.
Ce plan poursuit trois objectifs : valoriser les ressources en hydrocarbures pour satisfaire les besoins du marché national en produits pétrochimiques, augmenter les exportations du pays et contribuer à une plus grande intégration de l’industrie nationale. Les filières concernées par ce plan sont celles du plastique, des caoutchoucs, des textiles, des engrais et de la chimie. Pour Abdelmadjid Attar, consultant, expert international en énergie et ancien P-DG de Sonatrach, il s’agit d’une décision fondamentalement bonne pour l’Algérie.
Même s’il précise que ce n’est pas du jour au lendemain que cela va peser. Selon lui, cela se fera à moyen terme. Il faut dire que, malgré l'affaissement des prix du gaz et du pétrole, leurs dérivés n'ont pas suivi la même courbe baissière. L'industrie de transformation continue d'enregistrer des marges bénéficiaires même quand les cours du brut chutent. Donc, puisque le marché du gaz est devenu très compliqué, pourquoi ne pas transformer ce produit localement pour fabriquer des produits divers que l'Algérie importe en milliards de dollars? Abdelmadjid Attar estime qu’il n’y a pas que le gaz à transformer. Il évoque d’autres produits qu’il serait intéressant de transformer à l’instar du naphta, du GPL et du condensat. Cependant, l’expert ajoute qu’il est illusoire de croire que nous allons transformer l’équivalent des exportations de gaz actuelles. Mieux encore, il affirme que nous avons tout intérêt à maintenir l’exportation. Il citera les infrastructures dont dispose l’Algérie destinées à l’exportation, entre autres, les deux unités de GNL, les trois pipes qui vont vers l’Europe.
Tous cela constitue, selon lui, un plus en matière de négociations avec les partenaires. Selon le ministère de l’Énergie, ce qui est déjà en réalisation ou en étude dans le cadre de la pétrochimie permet d'entrevoir un bond appréciable dans le domaine de la diversification et la substitution aux importations. Les quatre raffineries à venir, de Tiaret, Hassi-Messaoud, Biskra et Arzew, accroîtront la production de carburants de quelque 20 millions de tonnes. Ce qui est largement suffisant pour la consommation locale, avec un surplus qui sera destiné à l'exportation. Sur ce sujet, Abdelmadjid Attar estime que quatre raffineries, c’était trop, d’autant qu’elles sont situées à l’intérieur du pays, donc destinées au marché local. Il aurait été plus judicieux, selon lui, de les implanter près d’un port. Avec une demande interne galopante (8% par an) et une nouvelle politique orientée vers la transformation, l’Algérie pourra-t-elle honorer ses engagements à l’exportation ? Abdelmadjid Attar indique qu’il faut aller vers les énergies renouvelables pour répondre aux besoins énergétiques du marché intérieur mais surtout vers l’économie d’énergie. C’est cela qui pourra, selon lui, réduire le taux de croissance de la consommation interne.  

Saïd Smati


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