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Le journaliste est condamné en appel à 2 ans de prison

Vaste élan de solidarité avec Khaled Drareni

Photo : DR

La condamnation de Khaled Drareni, lors de son procès en appel, à deux ans de prison ferme, a provoqué une onde de choc parmi ses confrères, ses avocats et les citoyens qui espéraient sa libération.

L’information s’est répandue comme une traînée de poudre sur la toile malgré que l’accès à internet soit fortement perturbé en Algérie. La condamnation du fondateur du site électronique Casbah Tribune à 2 ans de prison ferme a suscité un vaste élan de solidarité sur les réseaux sociaux. Des journalistes, des avocats, des militants des droits de l’Homme, des citoyens et des représentants de partis politiques, ont exprimé leur stupéfaction et indignation face au verdict prononcé à l’encontre de Khaled Drareni.

Me Abdelghani Badi, membre du collectif de la défense, a déclaré, à sa sortie de la Cour d’Alger, que « quand nous entendons ces jugements, nous ne pouvons pas s’attendre à l’instauration d’un Etat de droit qui garantit les libertés individuelles et la liberté de la presse ». « Nous sommes tous en danger », a-t-il ajouté.

Le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Said Salhi, s’est dit « choqué » suite à cette condamnation. «Choqué. Verdict. 2 ans de prison ferme pour Khaled Drareni, le coup de force se précise, Drareni est sacrifié en exemple pour faire taire les voix libres et discordantes », a-il-écrit sur sa page Facebook. 

Mohcine Belabbes, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie, a considéré, pour sa part, dans une publication sur sa page Facebook, que ce verdict « confirme la régression générale des libertés et la criminalisation de l’exercice de la citoyenneté consacré par la constitution en vigueur ». Pour lui, cette décision qui intervient à la veille d’une « énième révision unilatérale » de la constitution, « nous rappelle que le viol de la loi est, d’abord, le fait des dirigeants officiels ». 

L’ONG Reporters Sans Frontières (RSF), s’est dite « outrée » par cette « logique répressive », « absurde », « injuste et violente ». « En confirmant la condamnation de Khaled Drareni, journaliste et correspondant de RSF, le pouvoir a voulu faire un exemple. Il en a fait un symbole de la lutte pour la liberté de la presse et contre la censure. La mobilisation s’intensifie chaque jour », c’est ainsi qu’à réagi Christophe Deloire, secrétaire général de l’organisation sur son compte Twitter.

A Paris, un rassemblement devant la Mairie a été organisé par RSF où une banderole a été dévoilée en l’honneur de Drareni en présence du Maire de Paris Centre, Ariel Weil, selon un live diffusé, hier, sur sa page Facebook.

Le Parti des Travailleurs (PT) a, de son côté, également exprimé dans un communiqué sa solidarité « inconditionnelle » avec Khaled Drareni et a exigé « sa libération et celle de tous les détenus politiques et d'opinion ». Pour le PT, « rien ne peut justifier la condamnation à une peine de prison ferme d'un journaliste pour ses activités professionnelles ». Ainsi, il a réitéré « l’exigence démocratique de sa libération et celle de tous les détenus politiques et d’opinion ».

Il convient de rappeler que plusieurs actions de soutien au détenu ont été organisées par des journalistes et citoyens, en Algérie et dans plusieurs autres pays, depuis sa condamnation en première instance, le 10 août dernier, à 3 ans de prison ferme. Il est accusé d’« incitation à attroupement non armé » et d’ « atteinte à l’unité  nationale ». 

                                                                                                                                                     Kenza SIFI

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