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A la une / Actualité

L’état ne va plus acheter la paix sociale par les subventions

Vers des difficultés génératrices de mécontentements

L’exercice 2017 l’a déjà prévu, la loi de finances 2018 l’a confirmé. Les prix des carburants et, par ricochet, ceux des transports, du tabac, des appareils électroménagers, d’Internet et des communications téléphoniques… sont révisés à la hausse. Autant de produits que les consommateurs paieront plus cher durant l’année en cours qui s’annonce des plus dures pour le petit peuple, à qui l’on demande de serrer la ceinture. La chute des prix du pétrole aidant, la situation des finances publiques est telle qu’il est aujourd’hui impossible pour l’État de poursuivre sa stratégie d’achat de la paix sociale par le biais des subventions. D’où la contrainte d’élaborer et de mettre en œuvre une politique d’austérité que les pouvoirs publics dictent à la population. Le gouvernement a opté pour le financement non conventionnel appelé communément “planche à billets”. Or, qui dit planche à billets dit aussi dépréciation de la valeur de la monnaie locale et, par conséquent, une inflation certaine. Et c’est la population qui subirait de plein fouet l’impact de cette politique à travers  la cherté de la vie et l’appauvrissement des ménages. En choisissant cette option de financement, l’État compromet une partie du pouvoir d'achat et du niveau de vie des citoyens. La planche à billets pourrait entraîner un processus inflationniste difficile à contrôler. Mais elle  peut être une solution maîtrisable si elle est destinée à relancer l’économie nationale, quand bien même elle engendre une petite inflation. L’économiste, le Pr Chafir Ahmine, estime que cette démarche nécessite une vision claire de ce que l’État fera de cet argent imprimé suivant des échéances bien précises. Si le financement est injecté dans des secteurs productifs, il y aura l’effet multiplicateur, c’est-à-dire qu’il créera une valeur ajoutée, une richesse et des postes d’emploi, voire une croissance économique à terme. Cependant, “si cet argent est réservé à l’importation, l’Algérie financera indirectement l’économie des autres pays”, déplore cet expert. Pour le Pr Ahmine, toute émission de billet doit être contrôlée, réfléchie et planifiée pour éviter toute inflation continue. L’année 2018 s’annonce difficile pour le citoyen, affirme l’universitaire, d’autant plus que le marché national souffre d’un manque flagrant de régulation, laissant libre champ à la spéculation.


B. K.

 


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