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A la une / Actualité

Diversification de l’offre en logements

Vers la création d’un marché locatif public

Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, hier, à la radio Chaîne III. © Capture d’écran

Le montant de la location sera plafonné par le ministère et ne saurait dépasser les 30 000 DA.

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, veut insuffler une nouvelle dynamique au secteur du logement. Sa stratégie, adoptée par le gouvernement, repose sur, entre autres actions, le démarrage
effectif des programmes qui n’ont pas connu une phase de réalisation à ce jour. M. Temmar recense quelque 320 000 logements, toutes formules confondues, non encore lancés à travers le territoire national.
De ce total, 138 000 sont de type location-vente, 20 000 LPL (logement promotionnel locatif), 28 000 LPA (logement promotionnel aidé), 16 000 LPP (logement promotionnel public) et 100 000 (habitat rural). Ces programmes, promet le ministre, doivent être lancés dans les meilleurs délais. Il indique que son département a déjà entamé des démarches, depuis un mois, et qui ont permis de débloquer un quota de “80 000 logements des 320 000 en souffrance”.
Il compte lancer, avant la fin de l'année en cours, le reste du programme à l’arrêt. “On va essayer de régler tous ces problèmes d’ici à la fin de l’année pour nous consacrer ensuite au programme de 2018, qui est quand même assez lourd”, avoue-t-il. Il s’agit, pour lui, du “lancement de 120 000 logements location-vente, la distribution de 80 000 aides au logement de type rural, ainsi que la construction de 70 000 unités de type LPA”. Face à la crise qui secoue le secteur de l’habitat depuis des décennies, le ministère voit en la diversification de l’offre en logements une des solutions réalisable dans l’immédiat. Outre les formules classiques, le département d’Abdelwahid Temmar annonce le retour du LPA dans une nouvelle version et la mise en place d’un marché locatif.
Ce sont des logements construits sous l’égide du ministère de tutelle, par des promoteurs, dans le cadre du partenariat public privé (PPP), dédiés uniquement à la location, à des prix à la portée des bourses moyennes. Ainsi, le locataire ne deviendra jamais propriétaire. Et s’il décide de quitter son appartement, ce dernier sera affecté en location à un autre. Le montant de la location sera plafonné par le ministère et ne saurait dépasser les 30 000 DA. Il se peut qu’il soit bien inférieur à ce tarif.
Car le dispositif de mise en œuvre de ce projet est actuellement à l’étude au sein d’un comité spécialisé. Le marché locatif, faut-il le reconnaître,  a aidé de nombreux pays dans leur lutte contre la crise du logement.  

185 000 logements achevés non distribués !
Interrogé hier par la radio Chaîne III au sujet de la révision à la hausse des prix des logements AADL 2 à hauteur de 600 000 DA, le ministre a tenu à préciser : “Ce n’est pas le coût du logement qui change mais c’est l’aide de l’État qui a baissé.”
Pour la formule location-vente, explique-t-il, l’État maintient l’aide frontale de 700 000 DA. “C’est l’aide au mètre carré qui baisse de 10 000 DA à 5 000 DA”, détaille-t-il. Il n’y aura pas d’incidence sur le souscripteur, souligne-t-il, d’autant plus que cette baisse ne sera pas prise en compte dans le versement de la première tranche qui restera inchangée. Elle (la baisse) sera plutôt “étalée sur les 25 années à raison de près de 1 700 DA/mois. Ceci reste acceptable”, relève M. Temmar.
L’autre chantier ouvert a trait aux 185 000 appartements achevés qui, faute de viabilisation, n’ont toujours pas été distribués. Cependant, l’État a dégagé une enveloppe dans la loi de finances 2018, dans le but de régler ce problème et remettre enfin les clés aux acquéreurs, affirme M. Temmar. “Pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs, dès qu’un logement est fini, il doit être remis à son propriétaire”, ajoute-t-il.
Par ailleurs, l’invité de la radio trouve “anormal” que le prix du LPP soit uniforme pour toutes les régions du pays. Car, argue-t-il, le coût au m2 à Alger n’est pas le même que celui pratiqué à l’intérieur du pays.  “L’ENPI prend en compte cette différence et œuvrera pour la maîtrise des coûts”, remarque-t-il.  


B. K.

 


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