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A la une / Actualité

chute importante du dinar par rapport à l’euro

Vers la hausse des prix des produits de large consommation

Siège de la Banque d’Algérie. ©Archives Liberté

La Banque d’Algérie est en train de favoriser la dévaluation du dinar.

Sur le marché officiel, le dinar a perdu plus de 10% de sa valeur en un an. Sa valeur est passée pour les opérateurs de 120 dinars début janvier 2017 à 138 début janvier 2018. Sur le segment particulier, c’est-à-dire si le simple citoyen par exemple procède au change au titre de l’allocation touristique, la valeur du dinar a dépassé la barre des 140 ces derniers jours, contre 120 en janvier 2017.
Ce renchérissement de l’euro n’est pas sans conséquences sur les prix des produits de large consommation. En ce début d’année 2018, une entreprise a déjà annoncé la couleur. Dans un communiqué paru dans la presse, la société Soummam, un important acteur dans le marché du lait, annonce une prochaine augmentation des prix de certains de ses produits. “Chers consommateurs, nous nous adressons à vous pour porter à votre connaissance que la Sarl Laiterie Soummam a été contrainte d’augmenter les prix de certains de ses produits… La pérennité de notre entreprise exige d’élever légèrement les prix, soit un dinar par pot de yaourt.”
Cette société justifie la hausse principalement par la dévaluation du dinar. “La parité de l’euro qui était de 120 dinars est passée actuellement à 138 dinars et la quasi-totalité des matières premières et ingrédients sont importés.” D’autres facteurs poussent également à cette hausse : l’augmentation au niveau local de l’énergie, de l’emballage, des carburants… “L’ensemble de ces facteurs se répercutent directement sur le prix de revient de nos produits”, ajoute le communiqué. Il s’agit de savoir si cette dévaluation ne va pas provoquer en 2018 l’augmentation d’autres produits dont la fabrication dépend de matières premières et de demi-produits importés.
La Banque d’Algérie, en faisant glisser le dinar de manière successive par rapport à l’euro et au dollar, est en train d’encourager l’inflation ou la hausse des prix de produits de large consommation en 2018. Ce qui va sans doute affecter le pouvoir d’achat de la majorité des citoyens. Outre les effets de la dévaluation du dinar, les hausses de taxes prévues par la loi de finances 2018 menacent également le porte-monnaie des ménages : augmentation des prix des carburants, des cigarettes, des transports, des meubles, des produits informatiques… À cela pourraient s’ajouter les effets de la planche à billets. Des experts prédisent que dans cinq à six mois, cette émission de nouveaux billets poussera à des augmentations des prix des produits, à une inflation à deux chiffres, si cette mesure n’est pas compensée par une amélioration de l’offre locale ou, en d’autres termes, de la productivité ou d’une augmentation de la production.
Au tableau rose, cependant, le gouvernement a maintenu les subventions des produits de base : pain, lait en sachet, sucre, huile, qui ne devraient pas augmenter en 2018. Mais si le gouvernement ne change pas sa politique de change actuelle axée sur la dévaluation du dinar et ne décide de mesures plus efficaces que la planche à billets, il est clair que le pouvoir d’achat des citoyens sera sérieusement touché. Cela ne favorisera nullement pas le maintien de la paix sociale en 2018.

K. Remouche


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Brahms le 13/01/2018 à 12h54

C'est partout la même chose, à Paris le mètre carré est à 9250 € donc si vous achetez un F2 de 50 mètres carrés, il faut débourser 50 x 9250 € = 462 500 €, hors frais de notaire. Et, si vous n'avez pas les moyens, la location d'un F2 est de cela tourne à 1 650 €, par mois + Honoraires TTC à la charge du locataire : 897,45 € - Dont honoraires TTC réalisation état des lieux : 179,49 € - Dépôt de garantie : 1 580 € soit (1 650 € + 897,45 € + 179,49 € + 1 580 € = 4 306,94 €) juste pour rentrer.

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