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Automobile et foncier industriel

Vers le démantèlement du “système Bouchouareb”

©Louiza Ammi/Archives Liberté

“L’évaluation de la filière du montage de véhicules a fait ressortir qu’il existe une forme d’importation déguisée et que le taux d’intégration nationale n’a pas atteint l’objectif escompté”, a accusé le ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda.

L’ex-ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, a visiblement du souci à se faire. Éjecté du gouvernement lors du dernier remaniement, il fait, depuis, l’objet de critiques. Il est ciblé non seulement par l’opposition, mais aussi et surtout par le nouveau gouvernement. Il est épinglé notamment sur la politique industrielle, particulièrement dans le domaine de l’automobile. Son successeur au poste, Mahdjoub Bedda, ne se gêne pas pour dire publiquement tout le mal qu’il en pense.
Hier, en marge de la cérémonie de clôture de la session parlementaire, il s’est ouvert à la presse. L’accusation qu’il a dégainée est d’une gravité telle qu’elle devrait donner lieu à l’ouverture d’une information judiciaire, pour le moins. En effet, le ministre de l’Industrie et des Mines a soutenu que “l’activité de montage de véhicules en Algérie était devenue une forme d’importation déguisée”. Mahdjoub Bedda a la preuve faite de ce que l’activité de montage n’a pas été bien pensée, encore moins bien managée, puisqu’il se réfère aux résultats d’une évaluation. “L’évaluation de la filière du montage de véhicules a fait ressortir qu’il existe une forme d’exportation  déguisée et que le taux d’intégration nationale n’a pas atteint l’objectif escompté”, a-t-il dit. Argument à l’appui, Bedda n’hésite pas à accabler davantage son prédécesseur.
Selon lui, l’évaluation préliminaire effectuée par le ministère concernant cette activité (montage de véhicules, ndlr) relève plusieurs dysfonctionnements dont le prix exorbitant des véhicules par rapport aux années précédentes. “Il est nécessaire de mettre un terme au mode actuel de production dans ce secteur, étant donné que la majorité des entreprises de montage de véhicules n’a pas atteint les objectifs assignés, notamment en matière d’intégration nationale”, a souligné encore le ministre qui, au passage, a fait remarquer que “le trésor avait des manques à gagner, outre le fait que les projets actuels de montage de véhicules n’avaient pas réussi le nombre d’emploi fixé”.
 Ce constat d’échec de la gestion de Bouchouareb établi, le ministre de l’Industrie a informé qu’il va revoir le dispositif réglementaire régissant l’activité. “La situation actuelle exige la révision du règlement régissant cette activité en vue d’encourager la création de PME spécialisées dans les industries et les services y afférents”, a-t-il souligné, précisant, toutefois, que “ce constat ne signifie aucunement l’abandon de la filière de l’automobile, qui demeure essentielle pour le secteur. Cependant, nous devons revoir la réglementation de cette filière de façon à lui assurer la pérennité et ouvrir la voie aux équipementiers, aux fabricants de pièces détachées et aux entreprises de sous-traitance”. La critique que Bedda a formulée à l’encontre de son prédécesseur ne se limite, cependant, pas à la seule gestion du secteur de l’automobile. Elle s’étend pour englober le foncier
industriel.
Dans ce dossier également, Bedda se montre insatisfait du travail fait par Bouchouareb. Aussi a-t-il informé hier qu’une commission interministérielle se penche déjà sur la révision des modalités d’octroi du foncier industriel. La commission en question, a précisé le ministre, regroupera des représentants de trois départements : l’Industrie, l’Intérieur et les Finances. Cette révision, ajoute encore Bedda, permettra de mettre en place un dispositif qui fera profiter aux “vrais investisseurs”. Autrement dit, le dispositif de Bouchouareb n’a pas profité qu’aux vrais investisseurs, du moins, il présenterait des failles dans lesquelles pourraient s’engouffrer des investisseurs non méritants.

Sofiane Aït Iflis


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4 réactions
aminelicia le 04/07/2017 à 7h19

Ce n'est pas uniquement l'Industrie qui est concernée. Depuis l'indépendante, c'est un éternel recommencement. Chaque fois, on efface tout et on recommence. Pendant ce temps, des milliards de dollars s'en vont en fumée, sans aucun bénéfice pour le pays. Que sont devenues la révolution agraire, la révolution industrielle, la révolution culturelle ? Etc... Ce gaspillage et cette mauvaise gestion sont une conséquence de l'incompétence généralisée qui prévaut au sommet de l'Etat et son aveuglement.

zaki66 le 04/07/2017 à 10h12

après les révélations des panama papers,vous auriez du démissionner Mr Bouchouareb.

aply123 le 04/07/2017 à 10h32

pourquoi dans les autres pays du monde un ministre de formation en pharamacie fait la politique de l'industrie mecanqiue et automobile?? si ça se passe comme ça en algerie eh bien dit donc on a tout vue.. dans ce cas rebellote si on on doit savoir quel formation a subit ce nouveau minsitre?? C'est encore pire au moins l'ex ministre avait dit on une société de conditionement au moins il savait un peu de mecanique car dans le condtionnement ya les machine pneumatique et les autres mecanqiues...

aply123 le 04/07/2017 à 10h40

deja de voir la devanture du ministère sur la photo on dirait un magasin de vente des materiaux de construction ciment ramla noir ramla jaune brouette bala...et les gens qui attendent dehors ont un transport publiqiue hachara de quoi de proposer un transport de brouette ramla jaune safra et une brouette ramla kahla.et deux sacs de ciment .dire comment on traite un ministere strategique bonne journée

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