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Ralentissement de l’investissement et de la croissance

Vers un pic du taux de chômage

La situation économique du pays est au rouge. Elle risque même de se dégrader davantage d’ici à la fin de l’année dans le contexte d’impasse politique que vit l’Algérie. Le coût social pourrait s’aggraver avec, comme risques, une importante hausse du taux de chômage. 

Actuellement, selon les chiffres officiels, le chômage en Algérie dépasse la barre des 11%. Un taux préoccupant d’autant que la classe d’âge des chômeurs les plus durement affectés est celle des jeunes, notamment diplômés. De plus, le chômage des femmes est très élevé. Le taux élevé de chômage chez les jeunes s’explique en partie par l’incapacité de l’économie à créer suffisamment d’emplois et à promouvoir l’esprit d’entreprise. La croissance en Algérie est peu génératrice d’emplois. Dans son rapport sur les perspectives économiques en Afrique (PEA) pour 2019, la Banque africaine de développement (BAD) a estimé que “la croissance du produit intérieur (PIB) réel, estimée à 2,7% en 2019 et à 1,9% en 2020, semble insuffisante à moyen terme pour améliorer la protection sociale, diversifier l’économie et réduire le chômage”. L’Algérie qui fait face depuis trois années a un double déficit — budgétaire et de la balance des paiements — trouve toutes les peines pour réduire le stock de chômage et en même temps absorber les flux annuels de demandeurs d’emploi, dont la plupart sont des primodemandeurs. 
Cette incapacité des pouvoirs publics à juguler le chômage reflète, d’une part, la faiblesse de l’activité économique et, d’autre part, l’absence de politiques appropriées dans ce domaine. En plus de cette carence criante en termes de création d’emplois, les choses se sont aggravées avec les pertes d’emplois qui se profilent à l’horizon. En effet, depuis la mise sous mandat de dépôt d’hommes d’affaires, l’investissement a subi un coup car, en plus de la situation de blocage total que connaissent nombre d’entreprises et de chantiers, le climat des affaires s’est dégradé, alors que le pays figurait déjà parmi les États qui drainent le moins d’investisseurs dans la région. L’industrie de montage automobile risque de connaître d’ici à la rentrée prochaine une véritable saignée en matière de perte d’emplois, alors que le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), qui subissant de plein fouet les conséquences de la crise, ne cesse d’enregistrer des pertes d’emplois. 
L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) fait état de la fermeture de 3 200 entreprises et d’une perte de 265 000 emplois depuis décembre 2018. La question de l’emploi est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés les pouvoir publics. Un défi qui ne peut être relevé que grâce à la redynamisation de l’économie. Et c’est là que la machine bloque. En effet, rien ne plaide pour le rétablissement de la confiance des investisseurs locaux, étrangers. Avec une équipe gouvernementale décriée de toute part, la solution à ces problèmes économiques est avant tout politique. 


Saïd Smati


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