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Vers une forte implication du FNI

Réfléchir à des solutions de financement pour encourager l’émergence d’une économie nationale hors hydrocarbures. Telle est la mission confiée à plusieurs groupes de travail désignés jeudi dernier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à l’issue de la tripartite regroupant gouvernement et partenaires économiques et sociaux. Une des pistes explorées pour solutionner l’équation est une plus forte implication du Fonds national d’investissement (FNI). Installé lundi dernier, un de ces ateliers est donc chargé d’élaborer les modalités de contribution du FNI au financement de l’investissement national public et privé. Selon le ministre délégué chargé du Budget, Mohamed Djellab, “il est temps de faire intervenir le FNI dans l'accompagnement des investisseurs”. Le FNI a été créé en 2009 à l’issue de la restructuration de la Banque algérienne de développement (BAD) et d’une longue période d’assainissement de ses comptes. Il garde, néanmoins, les principales missions de la BAD qui sont le financement et la gestion financière des programmes d’équipement public et le financement extérieur. Le FNI propose des financements, soit sur fonds propres, soit sur ressources du Trésor public. Ces financements peuvent prendre la forme de prêts directs à long terme, de prises de participation ou encore d’octroi de garanties.
“Le FNI prend des participations à hauteur de 34% dans le capital des PME structurantes, décidant d'ouvrir leur capital”, rappelle son directeur général, Ahcène Haddad, précisant les secteurs visés. En effet, le FNI a listé, sur son site Internet, des secteurs d’activité pour lesquels l’investissement est priorisé. Il s’agit, entre autres, de la sous-traitance industrielle, l’agriculture et l’agroalimentaire, le tourisme, les énergies renouvelables mais aussi les finances et les technologies de l’information. Pour autant, lorsqu’on étudie le rapport d’activité du FNI de l’année 2012, il apparaît que 58% des financements concernent les grands projets d’équipements publics. Les chantiers de l’autoroute Est-Ouest et du métro d’Alger en sont des exemples. Le secteur du bâtiment reste donc la principale activité financée par l’organisme. Les PME, qui constituent le tissu économique national, n’en bénéficient pas encore.
De son côté, le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), Réda Hamiani, a souligné que “l'atelier doit aboutir à des solutions opérationnelles afin de porter la contribution de l'industrie au PIB de 5% à 10%”. Il a également émis le souhait que le FNI facilite le partenariat public-privé ainsi que les fusions-acquisitions et l'installation de structures commerciales des exportateurs à l'étranger.
Par ailleurs, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a également installé un groupe de travail chargé de faire des propositions visant à “promouvoir et protéger la production nationale”. Cet atelier se compose de représentants du ministère, du patronat et des partenaires sociaux. Ils devront également plancher sur les modalités d’application d’un crédit à la consommation destiné exclusivement à la production nationale.    
Le ministre a tracé les principaux axes de réflexion. Il s'agit de “la promotion de l'entreprise à travers sa modernisation, l'amélioration de sa compétitivité, la création d'un environnement concurrentiel adéquat par la régulation du commerce extérieur”, a-t-il indiqué. De plus, M. Benbada plaide pour la création d'un système d'information économique. “Il faut mettre en place une base de données économiques globales, régulièrement actualisées et mises à jour, et en faciliter l'accès à tous les acteurs économiques”, a-t-il instruit.
à l’issue de cette tripartite, le gouvernement comme les partenaires économiques et sociaux semblent tous être d’accord sur la nécessité de favoriser l’émergence d’une économie nationale forte. Reste à savoir si les moyens mis en œuvre suffiront au sauvetage d’une économie dépendante des hydrocarbures et dominée par les importations.


A H