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A la une / Actualité

Interdiction d’importation de produits agroalimentaires

Vers une inexorable hausse des prix

L’année 2018 s’annonce difficile pour les ménages algériens. ©Louiza/Liberté

“Si les opérateurs locaux ne comblent pas le manque en fournitures nécessaires ou articles indispensables, notamment ceux de large consommation, dû à cette mesure d’interdiction, l’on assistera à une baisse de l’offre qui entraînera indubitablement une flambée des prix”, estiment les commerçants.

L’Association nationale des commerçants et artisans (Anca) estime qu’à part ceux des produits subventionnés, les prix des autres denrées alimentaires obéiront à la loi de l’offre et de la demande sur le marché. C’est l’une des conséquences de la décision d’interdiction des 851 produits à l’importation. Tout en saluant cette mesure gouvernementale, l’Anca pose, toutefois, un certain nombre de conditions. Au cours de leur réunion, jeudi dernier, avec le ministre du Commerce, les commerçants affiliés à cette organisation exigent à ce qu’ils soient approvisionnés régulièrement en marchandises et qu’il n’y ait pas de baisse de l’offre sur le marché national. L’Anca pense que les potentialités et les capacités des producteurs nationaux pour fabriquer ces produits qui ne proviendront plus de l’étranger, sont réelles. Il  faut que les fabricants locaux soient en mesure de relever ce défi en doublant leur production et en garantissant une meilleure qualité. Car, tel que l’a précisé M. Boulenouar, un écart entre l’offre et la demande engendrera forcément une hausse des prix. La question se pose : ces opérateurs seront-ils en mesure d’approvisionner le marché et de satisfaire les besoins nationaux durant cette période d’interdiction ? L’autre “crainte”, affichée par les commerçants, concerne la situation de monopole que provoquerait l’absence des produits étrangers sur le marché. Ainsi, les industriels locaux profiteront de cet avantage inouï et fixeront à leur guise les prix sans s’attarder, toutefois, sur la qualité, la vente de leurs produits étant assurée d’office. Cela dit, un stock de produits agroalimentaires importés qui tiendra jusqu’à l’été prochain a été constitué par les pouvoirs publics. À propos de l’augmentation des prix des carburants et ses répercussions sur les prix des transports, M. Boulenouar soutient que la hausse qu’envisagent de répercuter les transporteurs sur les prix de leurs prestations doit, impérativement, correspondre à celle décidée par l’Exécutif. “Il est inconcevable que la hausse des carburants soit arrêtée par exemple, à 3%, et que le transporteur augmente ses prix de 10 ou de 15 % !”, affirme le président de l’Anca qui a animé hier une conférence de presse. Il est clair, indique M. Boulenouar, que le transporteur de fruits et légumes révise ses prix de 10%, voire de 15%. Une chose est certaine, le conférencier a annoncé qu’un arrêté ministériel ou un décret exécutif qui déterminera une hausse ou non des prix des transports, sera promulgué prochainement. En attendant, le président de la commission nationale des chauffeurs de taxi demande un accompagnement de la part de
l’État si l’on veut éviter une hausse significative des prix des transports. Outre la facilité de paiement, les “taxieurs” souhaitent que l’État les aide à acheter des véhicules hors taxe. Par ailleurs, la problématique des boulangers n’est pas près de connaître une solution dans l’immédiat. Les quelques enquêtes effectuées par les directions du commerce dans au moins 5 wilayas ont prouvé qu’avec les prix pratiqués de 9 et de 10 DA, la marge bénéficiaire des boulangers reste minime. Cette difficulté, née de la hausse des charges, des prix du four, de la location, du Smig et le prix administré de la baguette resté inchangé depuis 1996… a contraint quelque 3 000 boulangers à mettre la clef sous le paillasson. Il est recensé actuellement quelque 21 000 boulangers alors que le pays a besoin de pas moins de 24 000. Lors de la rencontre de jeudi, le ministre a rassuré les boulangers que leur marge bénéficiaire sera préservée à condition que le prix soutenu de la baguette soit maintenu. La solution la mieux indiquée pour régler ce problème et qui a fait consensus est la fabrication d’une farine spéciale dédiée exclusivement à la panification. Ce qui évitera le détournement de la farine pour d’autres usages. Selon hadj Tahar Boulenouar, près de 30% de la farine subventionnée pour le pain est utilisée pour d’autres produits. Reste à savoir si les minoteries sont prêtes à fabriquer cette farine spéciale ?

B. K.


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