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A la une / Actualité

Le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi, l’a précisé hier

Viandes rouges : pas d’importation de France

Abdelkader Bouazghi, ministre de l’Agriculture. ©D. R.

Des exportateurs de viande bovine français ont séjourné à Alger tout récemment et ont discuté des opportunités d’affaires avec leurs partenaires algériens.  

“L’Algérie n’importera pas de viandes rouges de France.” C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, cité par la chaîne Ennahar. Selon la même source, le ministre a indiqué lors de la clôture des ateliers précédant les travaux des Assises nationales de l’agriculture, prévues pour aujourd’hui, que la France n’est pas le seul fournisseur de l’Algérie en matière de viande.
Autrement dit, pour importer ce produit, l’Algérie diversifie ses sources d’approvisionnement. Les importations algériennes proviennent en effet de plusieurs pays dont l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, le Soudan, l’Espagne…
À travers ses déclarations, M. Bouazghi veut apporter un démenti quant aux informations avancées par certains médias algériens, faisant état de l’importation d’une quantité de viande rouge depuis l’Hexagone à l’occasion du mois de Ramadhan. Ce sont de “fausses informations”, précise-t-il, d’autant plus, argue-t-il, que l’Algérie “n’importe pas de grandes quantités de viandes”.
Néanmoins, l’Algérie compte importer 50 000 tonnes de viandes pour alimenter le marché durant le Ramadhan, a déclaré récemment un responsable au ministère de l’Agriculture à Dzaïr News.
S’agit-il d’importations d’appoint comme a l’habitude de l’expliquer le ministère de l’Agriculture en prévision du mois sacré ? Tout porte à le croire, car la filière bovine algérienne vit actuellement une nette régression. Elle demeure fragile, très soumise aux fluctuations sur le marché des prix des aliments pour les animaux qui dépendent de l’année climatique. Ce qui explique ainsi les fortes variations de prix qui peuvent être multipliés par deux ou trois d’une saison à l’autre. La filière est actuellement confrontée à l'ouverture progressive des frontières aux produits d'origine animale et à leurs dérivés. Ceux-ci proviennent de pays où les évolutions techniques et organisationnelles ont permis la mise à niveau de la filière viande et l'amélioration de la qualité des
produits. La consommation de la viande bovine est, certes, faible
(6 kg/hab/an) mais en progression continue avec +36% en 12 ans. Elle est neuf fois inférieure à la quantité consommée en Argentine, trois fois moindre que la moyenne européenne, mais proche de celle du Maroc, pays voisin, où elle est de l’ordre de 8 kg/hab/an et légèrement supérieure à celle de la Tunisie avec 4 kg/hab/an. Une chose est certaine, lors des grands événements, à savoir les mariages, les naissances, les réceptions, le mois sacré du Ramadhan…, la viande devient un aliment incontournable que l’on retrouve dans la majorité des plats. Or, le taux d’autosuffisance en viande bovine sur le marché local est de 55%. L’Algérie compte seulement 2 millions de têtes de bovin et 25 millions de têtes d’ovin, une quantité en deçà des besoins de la population évaluée à 40 millions d’habitants. D’où l’intérêt des pays européens surtout la France à exporter vers l’Algérie la viande bovine qui, selon les exportateurs, va offrir au consommateur algérien le meilleur rapport qualité/prix, en mettant à profit la proximité géographique entre l’Europe et l’Algérie pour réduire les coûts. Une opération de charme a été d’ailleurs organisée par une délégation d’opérateurs français mercredi dernier à Alger. Le but de la visite est d’explorer le marché local, mais de discuter aussi des opportunités d’affaires avec les professionnels algériens de la filière de la viande bovine. Le vice-président de la commission du commerce extérieur de la filiale bovine française, Emmanuel Bernard, a souligné, dans une conférence de presse, que “l’Europe exporte vers l’Algérie 11 000 tonnes de viande fraîche dont 2 000 à 3 000 tonnes de France”. Mieux, il a avoué que l’objectif était “d’augmenter de 30% nos exportations vers l’Algérie, pour atteindre 15 000 tonnes sur les trois prochaines années”.

B. K.


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Brahms le 23/04/2018 à 14h22

Le cinéma du Ramadan va recommencer afin d'engraisser les importateurs en devises sur le dos du pauvre ou de l'employé. Avec tous les revenus du pétrole et du gaz vendus depuis des décennies, vous n'arrivez toujours pas à faire un cheptel d'ovins et de bovins pour veiller à la sécurité alimentaire des citoyens, ni avec l'argent public de Si Amar Saadani (325 millions d'euros) rapatriés en France pour acheter des appartements donc les voleurs seront toujours heureux.

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