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GRèVE GéNéRALE ET MARCHE POPULAIRE à IFRI-OUZELLAGUEN (BéJAïA)

“Vous avez le tribunal de Sidi M’hamed, nous avons le tribunal de l’Histoire !”

Marche de solidarité avec les détenus d’opinion, hier, à Ifri-Ouzellaguen. © Kamal Ouhnia/liberté

Tout au long du parcours, la procession humaine a repris en chœur des chants et slogans hostiles au pouvoir et au processus électoral en cours. 

La population de la daïra d’Ifri-Ouzellaguen a réinvesti, hier, la rue pour réitérer son rejet de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain et exiger le départ de toutes les figures du régime, mais aussi la libération de l’ensemble des détenus du mouvement populaire, dont les deux jeunes manifestants natifs de la localité, à savoir Khaled Oudihat et Yazid Kasmi, arrêtés lors des marches du vendredi à Alger.

À l’initiative du collectif citoyen d’Ouzellaguen, des milliers de manifestants ont pris part à la marche pacifique organisée, hier matin, dans la ville d’Ighzer Amokrane. Appuyée par une grève générale des commerçants locaux, observée de 8h à 12h, cette manifestation de rue s’est ébranlée vers 10h, depuis la placette de l’ex-Souk el-fellah d’Ouzellaguen pour s’achever à la place Arezki-Mohand-L’Bachir jouxtant le siège de l’APC. 

Notons la présence à cette marche de nombreuses femmes, dont des membres des familles de détenus d’opinion qui brandissaient les portraits de ces derniers, tout en réclamant haut et fort leur libération immédiate, des animateurs du mouvement populaire et des militants des droits de l’Homme, dont Zahir Benkhellat, Nadia Matoub (veuve du Rebelle), Merzoug Touati et l’ancien policier Zahir Moualoui qui avait défrayé la chronique locale en rejoignant, en mars dernier, les rangs des manifestants pour réclamer le départ du système politique en place.

Outre le drapeau national et l’emblème amazigh, les manifestants ont déployé de larges banderoles sur lesquelles on pouvait lire, entre autres slogans, “Libérez les détenus d’opinion”, “Vous avez le tribunal de Sidi M’hamed, nous avons le tribunal de l’Histoire”, “Ulac smah ulac”. Tout au long de son parcours, long de pas moins de deux kilomètres, la procession humaine a repris en chœur plusieurs chants et slogans hostiles au pouvoir et au processus électoral en cours.

“Makanch el-intikhabat mâa el-îssabat” (Pas d’élection avec les bandes mafieuses), “Makanch el vote wallah mandirou, Bedoui wa Bensalah lazem itirou, loukan bersas alina t’tirou wallah ma rana habsine” (Nous n’allons pas voter, Bedoui et Bensalah doivent partir, nous ne nous arrêterons pas même si vous nous tirez dessus), “Aa Lounès (Matoub) mazalagh d-Imazighen” (Matoub, nous sommes toujours des Amazighs), “Pouvoir assassin”, “Système dégage”, “Ulac smah ulac”…, a scandé la foule dans une ambiance festive. Toutefois, les parents de détenus présents à la marche se sont montrés très furieux contre la décision de maintenir en détention provisoire leurs enfants, notamment ceux poursuivis pour port du drapeau amazigh. 

La colère de ces familles de prisonniers du hirak a poussé les manifestants à se déchaîner contre le pouvoir. À noter enfin que cette énième démonstration de rue a été couronnée par un rassemblement à la station de taxis, où de nombreux militants et parents de détenus ont pris la parole devant la foule pour appeler au maintien de la mobilisation citoyenne afin d’exiger la libération des “otages” du régime et faire échouer la mascarade électorale du 12 décembre prochain.

 

KAMAL OUHNIA
 

 



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