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Sadi réagit aux rumeurs faisant état de son arrestation imminente

«Vous avez tout essayé… il vous reste une balle dans la tête»

L’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, a évoqué, ce dimanche, dans une tribune sur sa page facebook, intitulée "résistance", les rumeurs faisant état de son "arrestation imminente", et a renouvelé sa "totale solidarité" à Louisa Hanoune.   

D’abord, pour lui, "l’éditorial du quotidien gouvernemental El Moudjahid d’hier, est sans appel : le gouvernement est décidé de mettre « hors d‘état de nuire….ceux qui s’opposent à la tenue d’une présidentielle»".

Auparavant, poursuit-il, "et suite à mes interventions publiques concernant la situation que vit le pays, laquelle a mobilisé le peuple algérien dans l’union, la dignité et la détermination pour le changement de système, la revue de l’armée « El Djeich » a publié un article et un éditorial au ton martial".  Un écrit, explique Saïd Sadi, qui "a été aussitôt interprété par les organes proches des cercles militaires comme m’étant destiné personnellement".

Et tout en renouvelant "sa totale solidarité" à la SG du PT, Louisa Hanoune, "internée par la justice militaire", l’ancien président du RCD a parlé de "rumeurs" faisant état de son arrestation, qui "ont circulé à plusieurs reprises".

"Sur ma page facebook, des « mouches électroniques », à l’évidence inspirées par des officines spécialisées, délivrent des messages à connotation mafieuse, annonçant que mon arrestation imminente est programmée par le chef d’état-major. Ces procédés obliques sont propres à tous les systèmes autoritaires et ce n’est pas la première fois qu’ils sont utilisés contre moi ou d’autres militants", a-t-il dénoncé.  

Saïd Sadi a rappelé, à ce propos, qu’ "en 2004 déjà, j’expliquais devant la presse que la dissolution de la police politique était un préalable à toute entreprise visant à libérer le pays de l’oligarchie militaire".

Une déclaration qui lui a valu "une campagne d’allusions agressives et autres sous-entendus diffamatoires, relayés par les médias aux ordres", se rappelle-t-il.

Il réédite d’ailleurs  la réponse qu’il avait "opposée alors au responsable du renseignement".

Elle se décline en trois points, puisque Saïd Sadi estime qu’"en Algérie, le pouvoir recourt à trois leviers pour contraindre un acteur politique à renoncer ou à infléchir ses positions".

Premièrement, "l’argent. Mon itinéraire est connu et les affaires ne m’ont pas attiré. Je n’ai pas choisi cette voie".

Deuxièmement, "l’attrait du pouvoir. Vous avez insisté, les uns et les autres, pour que j’intègre personnellement le gouvernement. J’ai catégoriquement refusé, attendant de voir si les engagements pris publiquement en faveur des réformes de l’école, de la justice et de l’Etat allaient devenir des réalités. Ce ne fut pas le cas".

Troisièmement, "les répressions. Vous avez essayé les emprisonnements, les tortures, les licenciements arbitraires, les interdictions de sorties…Il vous reste une balle dans la tête. Pour cela, vous n’avez pas besoin de mon avis. Votre expertise en la matière est reconnue de longue date".

Et comme "aujourd’hui, les parrains ont changé mais les méthodes étant les mêmes, je redis donc la même chose sur ce sujet aux jouisseurs de décisions abusives et à leurs affidés", ajoute-t-il.

Saïd Sadi conclut en jurant qu’il ne se «soumettrai pas», tout en réitérant sa position «pour un changement radical de système», et «pour une Algérie démocratique et sociale».

Rédaction Web

 


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