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La sculpture sera prochainement à l’honneur au musée des Beaux-Arts

“Yamo, sculpteur de lumière”


Le Musée national des beaux-arts du Hamma accueillera, du 16 janvier au 16 mars 2004, l’exposition de l’artiste Yamo, alias Yahiaoui Mohamed.
L’exposition, la première du genre pour Yamo dans sa terre natale, est placée sous l’intitulée Yamo, sculpteur de lumière. Né en le 16 mars 1958 à Bou Ismaïl, wilaya de Tipasa, l’artiste intégra l’École nationale des beaux-arts d’Alger. Son cursus est consacré par un diplôme en architecture intérieure, en 1982.  Par la suite, il rejoint l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, où il  se spécialise en design industriel (1986), avant un troisième cycle en mobilier (1988).  “Après mes études à l’École nationale des beaux-arts d’Alger, j’ai rejoint l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris où j’avais compris que l’acharnement au travail, allié à la maîtrise, peu à peu, de l’art et l’intérêt porté à l’objet,  à l’espace et à mon amour pour la lumière, tout cela m’a permis d’attirer l’attention sur moi et de m’imposer”, a indiqué Yamo, lundi, lors d’une conférence de presse.
À peine les études achevées, Yamo engrange les distinctions et attire l’attention des grands éditeurs. En 1987, il décroche les premier et second prix du concours Appel aux jeunes créateurs, représentant émérite de la première génération des designers, Palmes d’or de la jeune création au Grand Prix de la critique du meuble contemporain (Paris, 1989) et médaille d’or au Salon international du meuble au cours de la même année. Il compte à son actif huit expositions personnelles, notamment mobilier, luminaire et sculpture, galerie Différences de Paris 1990 et galerie Turbulence, New York 1993, Arte Africano-Yamo Casino d’Ibiza, (Espagne) 1996, sous le signe du Poissons, galerie VIA, Paris 2003.
“Le quinquet a été ma première lumière, autour de laquelle se sont probablement focalisées mes tendances vers tout ce qui peut rappeler cette lumière, tel, par exemple, le verre et sa transparence translucide.”
Représentant émérite de la première génération des designers algériens, Yamo a le mérite d’animer les objets, souvent du quotidien (couteau, vase, canne à pêche...), en les auréolant le plus souvent de cette lumière indéfinie, comme pour prouver aux hommes qu’ils renferment et recèlent toujours en eux l’étincelle de génie. Faisant ensuite défiler des diapositives représentant les pièces de son exposition, qui prendra fin le 16 mars, Yamo a montré que certaines d’entre elles appartiennent à la culture méditerranéenne et orientale, tel le lance-parfum (ou m’rach), conçu en laiton chromé doré, ou le narguilé recréé en résine et verre soufflé.
“Ce sont des objets à forte consonance symbolique que les Européens n’ont pas adoptés et que les Arabes n’ont pu réadapter aux besoins de la modernité et les positionner à travers une vision futuriste qui est une manière de conduire à une réflexion sur le processus d’épanouissement et de promotion de la culture arabo- musulmane à partir de ses sources patrimoniales.”
Par ailleurs, au terme de sa conférence, Yamo a mis l’accent sur les perspectives d’intégration du design dans l’entreprise algérienne.

W. L.