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Auto / Auto-News

DÉSTOCKAGE MASSIF, COUPES BUDGÉTAIRES ET LICENCIEMENTS

Compteur à zéro pour les constructeurs automobiles

© D.R.

Certes, les valeurs automobiles ont continué leur remontée, mais les professionnels du secteur prédisent le pire au moins sur une année.

Le coronavirus n’est pas dans le rétroviseur, contrairement à ce que veulent faire croire certains professionnels de la filière mécanique. La pandémie accompagnera négativement, au moins sur une année, les bilans moraux et financiers et touche, désormais, les investissements. Du déstockage massif aux coupes budgétaires, en passant par les licenciements, la filière automobile est à la croisée des chemins, alors qu’elle constituait la colonne vertébrale de toutes les industries du monde. 
Au courant de la semaine écoulée, les valeurs automobiles ont continué leur remontée, à l’instar de Daimler, de BMW et de Volkswagen, dans la perspective d’une prime à l’achat pour soutenir le secteur. Renault et Peugeot ont pris respectivement 1,1% et 1,57% à l’occasion du lancement officiel d’une prime consentie par l’État. Et de trois mille emplois supprimés chez Nissan en Espagne. Rien que ça ! 
La semaine dernière, une foule d’employés en colère manifestait devant l’usine Nissan de Barcelone après l’annonce de la décision du groupe de la fermer en décembre, supprimant 3 000 emplois directs et quelque 22 000 indirects. 
L’américain Ford lançait, lui, un plan de départs volontaires de 350 postes pour son usine de Valence. Le gouvernement entend accélérer le virage du pays vers une mobilité moins polluante : les subventions pour les voitures électriques seront doublées pour atteindre, par exemple, 6 000 euros pour les modèles de moins de 40 000 euros. Les hybrides rechargeables devraient aussi être concernés. En Allemagne, le constructeur Volkswagen envisage de nouvelles réductions de coûts pour faire face à l’impact de la pandémie de coronavirus sur son activité. Le magazine Automobil-Woche avait auparavant rapporté des propos du président du directoire, Herbert Diess, lors d’une réunion où il disait :  “Nous devons réduire de manière significative les dépenses de R&D, les investissements et les coûts fixes par rapport au plan précédent.” Au Royaume-Uni, les ventes de nouvelles voitures ont plongé de 89% en mai sur un an, au plus bas depuis 1952. La reprise est aussi délicate. Pour cause, 500 licenciements sont annoncés chez Aston Martin et 1 500 chez la chaîne de Lookers. De son côté, le constructeur britannique de voitures de luxe Bentley a annoncé la suppression de 1 000 emplois, soit un quart de ses effectifs. 
La marque, qui emploie 4 200 personnes au Royaume-Uni et appartient au groupe allemand Volkswagen, a proposé des départs volontaires, sans exclure de licencier davantage de salariés. 
En France, le topo reste le même, alors qu’en Italie on appréhende trop mal la reprise, contrairement à certains pays comme la Roumanie ou encore la Turquie et la Chine. 
Les conséquences du coronavirus ne se dissiperont pas de sitôt tant que les constructeurs automobiles ne s’accordent pas à trouver des financements pour booster les exportations et les investissements pour parer à une panne vicieuse.

FARID BELGACEM


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